Chronique chasse et pêche : Une pêche blanche hors du commun

25 février 2016
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Après avoir discuté avec Cynthia des options de pêche que nous pourrions envisager aux alentours de Yellowknife, nous avons décidé de parcourir la route de glace afin de nous rentre au-delà de la limite des arbres dans le seul et unique but de prendre de la grosse grise. Bien entendu, nous étions également à la recherche d’images et d’aventures. Une fois de plus, je suis retombé en enfance, pour ceux qui me connaisse bien, vous savez exactement de quoi je parle. Ayant déjà effectué ce voyage à plusieurs reprises, j’étais fébrile de revivre l’expédition à nouveau. En somme, une fois arrivés sur place, nous avons décidé d’y passer une nuit et de repartir le lendemain en après-midi. Pour ceux qui ne savent pas ce qu’est la limite des arbres, c’est là où les arbres s’arrêtent pour laisser toute la place à la toundra, un des endroits les plus spectaculaires que l’on peut observer et ce, à moins de quelques heures de Yellowknife. Le climat et les conditions y sont tellement arides que ce milieu naturel rend impossible la pousse des arbres.
Après quelques kilomètres sur la route de glace, nous avons aperçu un harfang des neiges. C’était une scène exceptionnelle puisque celui-ci avait décidé de suivre le camion sur plusieurs centaines mètres avant de regagner la forêt. Nous n’étions pas remis de nos émotions qu’un deuxième harfang a surgi de nulle part pour laisser place à l’émerveillement face à dame Nature, qui nous réservait encore des surprises. En effet, environ cinquante kilomètres plus loin, un gigantesque loup solitaire immobilisé à deux verges de nous ne démontrait aucune nervosité, ce qui nous a permis de le prendre en photo. C’était une excursion comme je les aime; un sac à surprises qui ne cesse pas de nous éblouir. Nous sommes ensuite arrivés à notre « spot » de pêche. Cynthia et moi avons choisi de nous installer le long de la transition de la limite forestière pour profiter des derniers arbres afin de diminuer le vent qui faisait des siennes… Quelques instants après avoir installé nos premiers attirails, dix-huit caribous sont apparus brusquement. Puisque nous étions vêtu de vêtements de camouflage hivernaux, nos silhouettes se dissimulaient parfaitement au tapis blanc qui nous entourait. Les caribous se sont donc approchés à cent cinquante pieds de nous, sans même se douter de notre présence. Imaginez la chance qui s’offrait à nous, une séance photos et vidéos s’imposait! Même après avoir localisé notre présence, les caribous n’ont démontré aucun comportement d’urgence et de méfiance. C’est dans le calme complet que l’on a échangé des regards pour témoigner de nos différences et de nos intentions. Pendant cette courte expédition, nous avons également eu la chance d’observer de superbes aurores boréales et un lever de soleil à couper le souffle. Le camping d’hiver est une de mes activités préférées : rien de mieux que de passer une nuit à -40 degré Celsius, au nord du 60e parallèle.