Voitures électriques : Une Volt pour le 60e parallèle?

22 janvier 2015
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Spécialiste de la gestion chez Arctic Energy Alliance, Nick Walker collecte les données sur la Volt afin d'établir la pertinence de l'utilisation d'une voiture électrique dans le Nord.

Spécialiste de la gestion chez Arctic Energy Alliance, Nick Walker collecte les données sur la Volt afin d'établir la pertinence de l'utilisation d'une voiture électrique dans le Nord.

Arctic Energy Alliance effectue des tests sur la pertinence de la Volt dans le Nord
 

Arctic Alliance Energy (AAE) teste sur deux ans la voiture hybride Volt 2015 de Chevrolet pour analyser la pertinence de son usage dans le Nord. Les spécialistes d'AAE ont installé un collecteur de données dans la voiture. Les informations seront disponibles ultérieurement sur le site Internet.
« Chaque fois que nous prenons la voiture, explique le spécialiste de la gestion d'AAE, Nick Walker, nous collectons des données sur la température, la distance, l'électricité utilisée en kilowatts/heure et la consommation d'essence pour analyser l'efficacité. Ce que nous cherchons, c'est l'autonomie de la batterie en fonction de la température extérieure. La consommation d'essence est habituellement calculée en l/100 km. Nous utiliserons un peu d'essence, mais surtout de l'électricité, alors ce sera dur de comparer les notions l/100 km et kWh/100 km. Nous allons donc probablement étudier le prix au kilomètre de la Volt et le comparer à celui d'un véhicule à essence. Nous allons montrer nos découvertes d'une façon ou d'une autre, mais si la Volt coûte plus cher à conduire qu'une voiture régulière, nous ne la recommanderons pas. »

Pollution versus coûts
Nick Walker fait remarquer que l'économie de gaz à effet de serre (GES) est une notion majeure pour son organisme, mais que lorsque les coûts associés à cette économie sont assez élevés, les consommateurs deviennent réticents. « Nous inclurons sur notre site des données sur les GES, précise Nick Walker, et les gens décideront s'ils sont prêts à payer plus cher pour polluer moins. L'été sec que nous avons eu à Yellowknife nous permet moins de tirer avantage de l'hydroélectricité. Les génératrices diesel travaillent davantage. Il peut y avoir des cas dans certaines collectivités où sauver de l’essence et utiliser plus d'électricité pourrait ne pas être avantageux. Nous allons également étudier cet aspect. »
Par ailleurs, AAE analysera et partagera les économies annuelles générées par la Volt comparées à celles d'autres véhicules et combien il faut de temps pour rembourser le coût d'achat supplémentaire du véhicule, qui se chiffre aux alentours de 40 000 $. AAE présentera également les avantages et les inconvénients de conduire un véhicule électrique dans le froid extrême.

Recharge
La Volt louée pour deux ans par Arctic Alliance Energy serait actuellement la seule dans tous les Territoires du Nord-Ouest. D'ailleurs, AAE, si on peut se fier aux informations du site Internet www.plugshare.com, possède la seule station de recharge de tous les TNO. Si on retrouve plusieurs en Colombie-Britannique et en Alberta, au nord du 60e parallèle, il n’y a que cinq stations publiques et deux privées dans le sud de l'Alaska.
Pour la recharge de sa batterie, la Volt peut être branchée à une station de 120 volts, mais il faut alors compter entre huit et dix heures pour une recharge complète. AAE privilégie une station de 240 volts qui demande deux fois moins de temps. « N'importe quel électricien peut installer ça, explique Nick Walker. Ça vaut environ 1000 $ plus la main-d'œuvre. »
La batterie de la voiture va des sièges avant de la voiture jusqu'à son coffre, constituant la partie de la plus lourde de la Volt. « Ça lui procure un centre de gravité plus bas que les autres voitures, constate Nick Walker, et ça la rend plus sécuritaire à conduire. »
L'autonomie de 61 kilomètres de la Volt descend à 35 ou 40 kilomètres l'hiver. Ensuite, on peut faire un autre 300 kilomètres sur l'essence, selon les conditions de la route et de la température.