Récit de voyage : Un voyage, un rêve, une expédition, une découverte de soi à la vie

Des élèves de l'école Allain St-Cyr partent au Costa Rica.
La journaliste part en vacances.
Je mène l'entrevue et me rend compte que les St-cyriens sont allés voir les Bribri. Une communauté que j'ai visité à deux reprises au début du millénaire. Les élèves ont trouvé ça drôle quand je leur ai dit que les toilettes qu'ils avaient utilisées, c'est mon groupe d'universitaire en écologie tropicale qui les avait construites.
Pour moi le plus frappant, c'est que notre guide s'appelait aussi Olivier et qu'il était Suisse! 16 ans après... Y en a qui choisisse bien leur coin.


Voici un récit rédigé en 2001 qui relate l'émerveillement dans lequel j'ai baigné durant ce rêve tropical.

 

Comprendre les essentiels, les vivre et les sentir pour les inscrire dans son cœur.

Le stress des mégapoles organise tout pour transformer le départ vers les grands espaces, en une fuite remplie d'obstacles qui mène à la nature. Mireille et moi arrivons un jour plus tard à San Jose que les 9 autres. Lorsque l’on est proche, il ne faut pas s’arrêter.

Un bus, des sourires sur les visages, des paysages qui défilent, des personnes debout en file, un changement à Bribri, pour une arrivée en bus tout terrain à Bambou.

La nature remercie les efforts : des pamplemousses, des noix de coco que l’on fait tomber des arbres dans un jardin entouré de vaches à bosse. Plongez la face dans cette pulpe, quelle vous pique, vous colle, vous rafraîchisse. La rivière, le courant de la joie, la fête en musique traditionnelle, la danse en chemise et paréo, alegria, les chants de la nature rythment le temps, le coq nous réveille, les oiseaux nous émerveillent, les fourmis nous guident, les cochons et les chiens nous accueillent.
Nous visitons chaque jour un domaine différent, donc un guide différent, des découvertes, de nouvelles sources, toujours des fruits. La nature nous abreuve de ces trésors, cette communauté indigène nous montre la simplicité de vivre et nous avons le temps d’y penser. Je pense encore. Nous profitons de Noël pour fêter l'essentiel : notre présence.

Les insectes, les oiseaux, les graines, les plantes, les grenouilles, le riz, les fèves, les plantains, les jus, les baignades, les bougies et la pluie, c’est notre quotidien. Notre groupe est soudé, nous partageons notre joie avec ces hommes et ces femmes qui rient de nos chants, de nos bruits et de nos sourires. Leurs enfants sont éveillés. Ils respectent la nature, leurs plantations ne sont pas traitées, leurs cultures sont diversifiées et poussent naturellement, il y a très peu d'aménagements, et la qualité de leurs récoltes est bonne, mais insuffisante pour une production qui rapporte. C’est ce qu’ils veulent, exploiter ce qu’ils ont besoin pour leur communauté, fournir certaines quantités de cacao et de bananes biologiques au village à 2 h de pirogue aller. Ceci sans nuire à leur terre, en la respectant afin qu’elle perdure pour les générations bribries. Ainsi ils se tournent vers l’accueil de groupes pour de courtes périodes, une nouvelle source de revenus, peut-être moins astreignante que le travail de ferme, mais qui demande partage et ouverture. Notre argent sert à construire une fosse septique, paye nos trois repas par jours et le reste. Là-bas nous avons rêvé, nous avons vécu, nous nous sommes entendus.


Après la descente de la rivière Yorkin en pirogue terminant nos 10 jours en montagne, c’est les 10 autres jours avec les caraïbes, les plages noires et le jour de l'an à Cahuita, c’est un peu plus touristique, et un band de pur reggae man nous accompagne pour finir cette formidable année 2000, revenir aux sources pour cette transition me paraît bénéfique et m’apporte une grande joie.


Toujours les bus, et l’autre côte, le pacifico et l'île Cano, Marie Ève, Sebas, Mireille et moi explorons les fonds, nous marchons sur cette butte verte en plein océan, un site archéologique, une pierre ronde pour totem et un chant énergique. En un respire en profondeur, les courants des vagues me font suivre les bancs de poissons tropicaux, je laisse aller le reflux qui contourne les coraux et je remonte. L'eau chaude, les auréoles autour du soleil et de la lune, les singes hurleurs et la tente à dix mètres de la marée haute. Toutes ces merveilles me disent que Baya Drake, est un endroit rarissime, j’y retournerais. Le bateau taxi à travers les mangroves, c’est bon d'avancer au fil de l’eau. Nous retrouvons le reste du groupe qui bronze à Dominical : surf, cerveza, paella, rayon vert de coucher de soleil, pleine lune et étoiles des deux hémisphères. Nous changeons deux trois fois de sites, et nous sommes bien. Puis c’est le retour à San Jose, à l’hôtel Impérial. Nous montons le volcan Poas, le bleu du cratère me rappelle les taches des poissons bleus. Les achats des touristes, pour moi ce sera un cirage de pompes devant la poste, une belle reconnaissance à ces bottes qui elles aussi ont tout vécu.

Maryse, Mathieu, Martin, Marie-Ève, Hélène, Anne-Marie, Mireille, Sébastien, Mélanie, Maxence. Nous restons unis et forts de cette expérience qui a durée deux ans. Toutes les activités de financement, les espoirs, le cours, les rires, les imprévus et cette connaissance qui ressort.

Sigue sonando : continue de rêver.
Nous avons rêvé, nous continuerons.
 


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