Immigration : Un long chemin jusqu'à Yellowknife

08 décembre 2016
La famille Alhajy au Northern United Place lors de leur soirée de bienvenue. (Crédit photo : Sandra Inniss)

La famille Alhajy au Northern United Place lors de leur soirée de bienvenue. (Crédit photo : Sandra Inniss)

Le 3 décembre, plus de 80 personnes sont venues souhaiter la bienvenue à la première famille syrienne installée à Yellowknife lors d’une soirée organisée par le groupe Yellowknifers Welcome Syrian Refugees au Northern United Place.


En septembre 2015, plusieurs résidents de Yellowknife s’étaient réunis à l’hôtel de ville pour déterminer comment ils pourraient venir en aide aux réfugiés syriens. Un peu plus d’un an plus tard, les Territoires du Nord-Ouest accueillent la famille Alhajy, qui vivait depuis plus de cinq ans dans un camp de réfugiés au Liban.


Pour souligner leur arrivée, une soirée gastronomique aux thématiques gourmandes du Moyen-Orient a été animée par le maire Mark Heyck et a été entamée par une prière du pasteur Peter Chynoweth. « Grand esprit, Dieu, Allah, le Saint, merci pour l’amour que tu nous donnes et l’amour que tu peux démontrer dans notre communauté », a-t-il dit, pour illustrer la diversité des croyances représentées dans la salle.


Après les discours, on a invité Mustafa, Zeina et leurs enfants à monter sur la scène devant la salle bondée, en compagnie de Rami Kassem, qui a servi d’interprète. « Il remercie toutes les personnes qui sont venues démontrer leur soutien et leur gentillesse [...] et celles qui les ont parrainés et qui ont fait en sorte qu’ils puissent venir dans ce beau pays [...] », a traduit le propriétaire de Javaroma, des propos de Mustafa, sur quoi Zeina a renchéri en exprimant ses remerciements.

Statut des autres familles
Lindsay Armer fait partie du groupe de 5 qui a parrainé la famille Alhajy, « qui a fait un long chemin depuis le Liban », a-t-elle raconté. Ce groupe s’est engagé à fournir un soutien affectif et financier à la famille, en prenant les mesures nécessaires pour lui permettre de venir au Canada.


Elle a raconté que les membres de la famille ont répété les mots sœur et frère à plusieurs reprises à leur arrivée. « Nous ne comprenions pas vraiment ce qui se passait. Un interprète nous a dit qu’ils avaient encore de la famille en Syrie, en Turquie et au Liban. On a su que Mustafa avait deux sœurs au Liban, qui étaient inscrites comme réfugiées et qui n’avaient pas encore été parrainées. Le groupe de l’Église anglicane Holy Trinity a accepté de parrainer la famille d’une de ses sœurs. »


L’église du Calvaire parraine aussi une famille syrienne. « On aurait espéré [qu’ils arrivent] au printemps dernier, [...] on se prépare. On a été présentés à la famille et on a eu la chance de faire une session Skype avec eux », de dire Kristen Cameron.


Elle ajoute que le couple et leurs deux enfants pourraient arriver dans les semaines ou dans les mois qui viennent.
Le ministre de l’Éducation, de la Culture et de la Formation, Alfred Moses, était présent lors de la soirée, et a rappelé aux convives que l’immigration figure parmi les mandats de son ministère.

« J’ai hâte d’accueillir plus de familles syriennes réfugiées dans le Nord et j’apprécie que la communauté de Yellowknife soit allée de l’avant pour aider ceux dans le besoin et fournir de l’assistance, non seulement aux personnes de leurs propres communautés, mais également aux personnes à travers le monde qui ont besoin d’aide. »


Suzette Montreuil, du groupe Yellowknifers Welcome Syrian Refugees, a annoncé la récolte d’un don de près de 7 000 $ pour les familles syriennes réfugiées, en plus du montant de 3 045 $ présenté par le Rotary Club.


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