Simulation d’un désastre aérien majeur : Trafic aérien fatal à Rae-Edzo

29 septembre 2016
Le Cormorant à l'aéroport de Rae-Edzo. Un appareil dédié à la recherche 
et sauvetage pouvant tolérer des conditions climatiques difficiles.
(Crédit photo : Sandra Inniss)

Le Cormorant à l'aéroport de Rae-Edzo. Un appareil dédié à la recherche et sauvetage pouvant tolérer des conditions climatiques difficiles. (Crédit photo : Sandra Inniss)

Parmi les épreuves de recherche et de sauvetage SAREX 2016, la simulation d’un désastre aérien majeur a eu lieu à l’aéroport de Rae-Edzo.
Objectif : démontrer les enjeux reliés à un événement qui occure dans une région éloignée.

Un scénario apocalyptique : Un Beechcraft 1900 décolle de Gameti à 7 h 30, au nord-ouest de Yellowknife et est attendu à Rae-Edzo à 8 h le matin même. L’avion de neuf passagers ne confirme pas son arrivée à Rae-Edzo.
Une heure plus tard, les procédures de recherche et de sauvetage s’enclenchent, aux alentours de 9 h. C’est le Centre de recherche et de sauvetage qui appelle l’équipage de l’Hercules pour lancer la recherche initiale effectuée entre Rae-Edzo et Gameti à une altitude d’environs 1500 pieds. Les techniciens SAR tentent de repérer les signes d’un écrasement d’avion : mouvements d’une personne au sol, signaux de détresse par radio, feux, arbres endommagés, etc.


Au moment où l’Hercules est en route vers le lieu de l’incident, un hélicoptère Bell 206, qui transporte du personnel pour une compagnie minière, survole le lieu de l’accident et communique avec le SAR. Alors que l’hélicoptère essaie de déterminer ce qui est survenu au sol, il entre en collision avec des lignes électriques et s’écrase avec quatre personnes à son bord.


Des informations supplémentaires sont transmises à l’équipage de l’Hercules : des avions de ligne entendent des signaux de détresse, provenant de la balise à bord de l’avion disparu. Grâce à ceux-ci, l’Hercules se rend à l’endroit de l’écrasement.


Les premiers parachutistes sautent pour évaluer la situation au sol et déterminent le nombre de victimes.
Sur place, ils demandent du renfort, compte tenu de l’ampleur du désastre. Douze parachutistes sautent subséquemment et l’équipage de l’Hercules procède à du largage d’équipement.
Lors de l’évaluation de la situation, les techniciens constatent que le Beechcraft est entré en collision avec un Cessna 150, qui procédait à un vol d’entrainement à l’aéroport de Rae-Edzo. À bord de cet appareil se trouvaient le pilote instructeur et son apprenti.


Une fois le triage des victimes effectué, les techniciens font l’extraction des personnes en détresse et apportent l’assistance médicale nécessaire.


Dans la simulation de ce désastre aérien majeur, une situation réelle surprend les organisateurs de cet exercice : un pépin mécanique change le plan initial. En effet, le Cormorant, l’hélicoptère de recherche et de sauvetage de l’Aviation royale canadienne, a un problème mécanique au démarrage des moteurs. Des retards en sont occasionnés pour l’équipe de la GRC, qui arrive plus tard avec un chien renifleur, afin de retrouver quatre survivants qui se sont aventurés dans la forêt pour trouver des secours.


Trois carcasses d’avions et d’hélicoptères au sol, 15 personnes en détresse : c’est la situation dans laquelle les techniciens du SAR ont dû intervenir. Un docteur militaire et huit techniciens SAR ont supervisé l’exercice de simulation et en ont fait l’évaluation.


Les Forces armées canadiennes, la Gendarmerie royale canadienne et des groupes civils de recherche et de sauvetage, dont l’Association canadienne de recherche et de sauvetage civil aérien (CASARA), se sont prêtés au jeu.


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