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Éditorial : Toute une contradiction

Favori Impression :: Toute une contradiction Maxence JailletMaxence Jaillet
Paru le 12 juillet 2012
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Cette poudre qui s’envoyait aux États-Unis dans des enveloppes anonymes quelques jours après les attentats du 11 septembre, c’était bien des spores du bacille du charbon. Nous autres francophones, avons tout de suite appelé cette arme bactériologique : Anthrax, comme ils le disaient dans les médias américains.
Ce n’est pas de l’Anthrax qui a tué cinq personnes aux États-Unis en 2001. Car en français, l’Anthrax est une infection cutanée due à un staphylocoque doré, une sorte d’immonde furoncle qui est contagieux en plus. Non, c’était bien la même bactérie, le bacille du charbon, qui peut servir comme arme de guerre et qui a vraisemblablement décimé près de 7,5 % de la population de bison près de Fort Providence estimée à 2000 têtes. Et la propagation de la bactéridie charbonneuse n’est sûrement pas freinée en ce moment, si j’en crois, Martin Hugh-Jones, un chercheur des États qui a étudié le bison canadien. Il avance que ce qui affecte le plus la prolifération de la maladie au sein de ces bovins nordiques serait la forte activité des insectes piqueurs. Des diptères aux mandibules contaminées accroîtraient de façon exponentielle le nombre d’animaux malades.
La contradiction que je soulève réside non pas dans la version du terme médical de cette maladie, mais plus dans la façon de contenir sa propagation qui est décrite dans nos pages. On brûle tout ! Alors que trois pages plus loin (ou à peine 250 km) on fait état de feux de forêt qui immobilisent le flux routier. Je viens de regarder le bulletin des conditions des feux de forêt dans le Slave Sud et le Slave Nord : elles sont toutes les deux qualifiées extrêmes. Ce qui veut dire que si ces bisons ne meurent pas d’infection bactérienne propagée par d’énormes mouches à chevreuil, ils seront simplement destinés à fuir les brasiers qui pourront facilement se déclencher près des nombreux bûchers érigés pour les protéger.
 

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