Services municipaux : Sonder Yellowknife derrière son écran

28 janvier 2016
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Dominic Doiron, analyste de système à la ville de Yellowknife, présente au public les fonctionnalités du City Explorer. (Crédit photo : Maxence Jaillet)

Dominic Doiron, analyste de système à la ville de Yellowknife, présente au public les fonctionnalités du City Explorer. (Crédit photo : Maxence Jaillet)

La capitale ténoise bonifie l’accès à l’information pour ses résidents.

City Explorer a été lancé en 2007. Depuis les cinq dernières années, Dominic Doiron, qui est analyste de système à la ville de Yellowknife, travaille pour optimiser l’interface qui regroupe toute l’information relative aux services de la capitale ténoise. Avec son collègue Greg Tink, ils ont dévoilé l’an passé la nouvelle version de cette base de données accessible sur le Web.
Des exemples? Un utilisateur peut connaitre la dimension de n’importe quelle parcelle dans les limites de la ville, obtenir une photo grâce à la synchronisation de Streetview, connaitre l’évaluation foncière de ce lot, si le propriétaire du terrain détient un permis de construction ou de rénovation, et quand est-ce qu’il expire. « Notre système est automatiquement mis à jour avec les renseignements entrés par les employés de la ville », explique le francophone. Sur l’interface publique, c’est 1/3 de toute l’information détenue par la ville qui est disponible pour consultation. « L’information client est très protégée et tout n’est pas partagé en ligne. Mais à l’interne, nous centralisons toute l’information dans City Explorer. L’idée c’est de rendre les gens plus autosuffisants et que nos services soient plus faciles d’utilisation. »
Les résidents de Yellowknife et tout autre utilisateur peuvent donc imprimer des cartes de la ville avec les informations qui les intéressent aussi facilement qu’imprimer un document PDF alors que toute l’information provient des différents départements de l’administration municipale. Une autre plateforme a également été optimisée pour l’utilisation unique des services d’incendie. On peut y voir les canalisations, les bouches d’égout, les bornes-fontaines, les inspections à jour avec un système de navigation rapide permettant un accès simplifié aux données pertinentes en cas d’intervention des équipes de pompiers.
Dominic Doiron reconnait qu’il n’y a pas vraiment d’autres façons de se familiariser avec cet outil que de l’utiliser. Il mentionne que l’interface ressemble au principe de navigation de Google Maps ou Bing et que l’enveloppe vient d’une compagnie canadienne qui est également utilisée par d’autres grandes villes telles que Grande Prairie ou Los Angeles. Stimulé par l’innovation, Doiron se réjouit de voir incorporer dès le printemps 2016, une imagerie aérienne orthorectifiée récoltée en 2015. Il vante aussi que l’interface sur le site Internet est issue d’une technologie adaptée, ce qui permet une utilisation optimisée sur toutes sortes de plateformes, soit les tablettes, les téléphones et les ordinateurs de bureaux. Ce service municipal est adapté aux handicaps visuels et permet une accessibilité aux utilisateurs malvoyants. Une autre étape vers la bonification de l’expérience de l’utilisateur serait l’imagerie en relief. Mais d’après Doiron, la plateforme ténoise est à la merci du développeur, et il ne sait pas quand cette option sera offerte.
En 2016, il y a peu d’accessibilité sur l’historique des changements effectués en ville. « C’est seulement depuis deux ans que l’on récolte ces données à l’interne, peut-être que c’est une option que l’on rendra disponible dans le futur. »
Dominic Doiron explique que c’est un système voué à évoluer et que les utilisateurs sont importants dans cette démarche. « Si le système à des limites ou que certaines informations ne sont pas disponibles, c’est à la requête des utilisateurs que l’on pourra optimiser cet outil. Alors il faut simplement nous contacter et on pourra sûrement aider le client avec sa demande. »