Ouverture du Rainbow Youth Centre : Services pour les jeunes LGBTQ+

Jacq Brasseur : amour et ressources au Rainbow Youth Centre (Crédit photo : Sandra Inniss)

Jacq Brasseur : amour et ressources au Rainbow Youth Centre (Crédit photo : Sandra Inniss)

Le Rainbow Youth Centre (RYC) accueille les jeunes LGBTQ+ depuis le 22 août dernier,
un lieu permettant de se rassembler et d’avoir accès à des ressources allosexuelles.

Les jeunes de la communauté LGBTQ+ avaient ciblé le besoin d’avoir un centre où ils pouvaient se sentir eux-mêmes, lors du forum jeunesse de la Journée Rose en avril dernier. It Gets Better Yellowknife a entrepris les étapes nécessaires pour y arriver. L’équipe a enregistré l’organisme officiellement, créé un conseil de direction et proposé le projet au gouvernement territorial. Résultat : en quelques mois déjà, le centre ouvre ses portes.

Le Rainbow Youth Centre existe uniquement grâce à la contribution de bénévoles pour la supervision du centre. Sélectionnés au terme d’un processus d’entrevue, la plupart sont des parents ou des jeunes professionnels qui sont là afin de s’assurer que l’espace soit sécuritaire. Dédié aux 30 ans et moins, le RYC accueille également les parents, les amis et la communauté de Yellowknife qui souhaitent y faire un tour pour poser des questions et venir chercher les ressources dont ils ont besoin.

Services en français
L’implication des bénévoles aura une forte influence sur la disponibilité des services en français. De plus, la bibliothèque sera pourvue de quelques livres et films en français. Les dons de films, de livres et de ressources LGBTQ+ francophones sont amplement appréciés par l’organisme. La programmation des activités régulières du centre pour septembre (en anglais pour l’instant) est déjà disponible. En fonction de la popularité et des besoins, celle-ci pourrait être ajustée par la suite.

Jacq Brasseur, qui a cofondé It Gets Better Yellowknife et qui siège au conseil de direction du RYC, est aussi la personne ressource en français pour le moment. Cela pourrait changer en fonction des autres bénévoles qui s’impliqueront. Autre défi : implanter la documentation produite par le RYC en français, afin de rendre les ressources accessibles aux Franco-Ténois.

« Comme organisme, on a fait beaucoup de recherche pour s’assurer que [les mots] et les définitions sont appropriées [dans la documentation en anglais], alors c’est plus qu’un travail de traduction à faire; c’est aussi de comprendre les mots que les queer francophones autour du Canada utilisent pour s’identifier », explique Jacq Brasseur, tout en assurant que l’organisme souhaite éventuellement traduire en français les documents produits au RYC.

Le centre se référera à la documentation du Centre canadien pour la diversité des genres et de la sexualité (CCDGS) et de La source canadienne des renseignements sur le VIH et l’hépatite C (CATIE) d’ici à ce que les documents soient traduits.

« J’aimerais vraiment faire plus de choses avec la communauté francophone et travailler en collaboration avec Jeunesse TNO et le Réseau TNO Santé », affirme Brasseur.

La coordonnatrice du Réseau TNO Santé, Audrey Fournier, a d’ailleurs visité le RYC dès son ouverture et a mentionné être contente d’avoir la possibilité de travailler avec le centre, en fonction des besoins qui surviendront. « Cela nous permet de nous assurer d’être impliqués au sein de la communauté LGBTQ+ et inversement, que le RYC crée des liens avec la communauté francophone », a-t-elle confié à L’Aquilon.

Jacq Brasseur explique qu’au « conseil de direction, [ils ont] également un siège pour un représentant de chaque commission scolaire, incluant la Commission scolaire francophone des Territoires du Nord-Ouest (CSFTNO) ». En effet, inspiré de son implication à la Fédération de jeunesse canadienne-française, Jacq a suggéré que le Rainbow Youth Centre soit géré par un conseil de direction jeunesse, afin que les décisions soient prises par les jeunes eux-mêmes.

Impact pour l’ensemble des territoires
Le RYC est prêt à fournir les ressources nécessaires aux autres villes des Territoires du Nord-Ouest qui souhaiteraient implanter ce même type de projet : « Si les jeunes de Hay River, par exemple, veulent faire quelque chose de similaire, on a déjà les fondations, alors on peut leur dire : “voici ce que nous avons fait, vous pouvez l’utiliser”. Dans les communautés, il y a déjà des choses qui se passent : à Norman Wells, il y a une alliance à l’école et il y a la Pride à Hay River », explique la personne ressource de Yellowknife, qui espère que le RYC deviendra une plaque tournante pour le milieu LGBTQ+ aux TNO.

Outre le financement de la part du gouvernement des Territoires du Nord-Ouest, la relation qui se développe entre celui-ci et la communauté LGBTQ+ permet de développer un réseau qui s’intéresse davantage aux jeunes allosexuels. « Par exemple, quand le ministère de l’Éducation, de la Culture et de la Formation travaille sur des politiques de santé ou des espaces sécuritaires, ils nous demandent des opinions, des conseils », explique Jacq.

Le Rainbow Youth Centre se trouve dans le même édifice que CloudWorks et Good Company, au 5112, 52e Rue, bureau 223 et est ouvert aux jeunes du lundi au vendredi, de 15 h 30 à 20 h. Les événements du RYC sont ouverts à tous, comme c’est le cas pour la fête d’ouverture qui aura lieu le 30 août prochain dès 17 h.

Notons au passage que l’organisme It Gets Better Yellowknife change de nom par la même occasion et se représente maintenant sous Rainbow Coalition of Yellowknife; un aboutissement pour cet organisme qui évolue depuis 2011.


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