Le va-et-vient continue : Salut Alain !

Après 26 ans dans le Nord, dont 24 ans à la barre de L’Aquilon, Alain Bessette fait cap au sud. Un Sud néanmoins nordique, car c’est dans le Nord de l’Alberta que lui et sa femme ont décidé d’aller s’établir. Un bon coup pour la francophonie albertaine qui gagnera un libre penseur et un fin cynique. Un bon compromis pour les collectivités ténoises qui reverront Alain au gré de ses voyages vers la capitale ou la région du Sahtu.
Vingt-quatre ans, juste le temps d’arrêter de fumer, de ne boire plus qu’un café par jour, et de n’avoir presque jamais utilisé un vélo pour venir travailler.
Vingt-quatre ans, pendant lesquels, Alain a su anticiper et manœuvrer le virage électronique du souffle francophone des TNO. C’est sous sa gouverne que le journal a créé son tout premier site Internet en 1998 : un des premiers journaux de la presse francophone canadienne à offrir des nouvelles numériques à un rythme hebdomadaire. Le journal est également actif sur les réseaux sociaux depuis 2009. Pour bien ceinturer ce dossier électronique, Alain vient de concrétiser, cette semaine encore, la présence en ligne de la version PDF du journal. Un peu pressé par l’actualité syndicale de Postes Canada, qui menace de ne pas livrer nos copies papier en ce début de juillet 2016, c’est tout de même un service qu’il voulait offrir à la francophonie depuis quelques années. Un moyen, selon lui, d’offrir plus de visibilité à nos histoires septentrionales et à nos annonceurs.
Vingt-quatre ans, c’est un énorme chapitre dans l’histoire de la francophonie territoriale. Quelle association ou organisme n’a pas eu Alain Bessette au moins une fois comme président d’assemblée générale? Connu pour sa justesse et sa connaissance des procédures, Alain a souvent modéré les humeurs de certains membres pour s’en tenir au fait et clore la réunion de façon appropriée. Qui peut se vanter d’être le plus ancien directeur d’un organisme franco-ténois? Il ne le fera pas, car il est humble et pas sorteux. Pourtant c’est bien grâce à ses initiatives et à son travail acharné que le journal est toujours publié, après 30 ans d’existence. Il a travaillé seul parfois, assurant la rédaction et l’administration du meilleur journal pour votre poêle à bois. Il a défendu les droits des francophones face au gouvernement ténois, pour s’assurer que les communications gouvernementales rejoignent également la population francophone. Il a embauché et encadré des dizaines de journalistes qui ont tous apporté leur contribution à notre francophonie. Il a vécu quatre ans à Hay River pour mieux refléter le dynamisme des communautés franco-ténoises au sud du Grand lac des Esclaves. Il a promu le fait français sur l’ensemble des Territoires et au Nunavut, soutenu la presse francophone partout au pays grâce à son implication au sein de l’association de la presse francophone. Il a commenté des centaines de joutes de hockey dans sa chronique des Canadiens, qu’il signait avec sa casquette des Nordiques.
Merci Alain, pour ton humour, ta ténacité et tes valeurs humanistes.
Un conseil pour tous les exilés des TNO qui connaissent Alain : dites-lui où vous habitez par message instantané, car cet été, il traverse le pays en roulotte, et il n’y a pas de détour qu’il ne fera pour vous apporter la bonne nouvelle et vous serrer la pince.


Tous les commentaires (3)

Écrit par Anonyme, 01 juillet 2016, 19 h 39
Avoir su que des boss de même, ça existait, j'aurais travaillé ben plus souvent! Un bonhomme humaniste, pondéré, avec qui j'ai beaucoup ri et appris. Ça va en prendre d'autres comme lui pour que la francophonie perdure. Denis Lord et Peter Hammill
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Écrit par Anonyme, 01 juillet 2016, 21 h 50
Bon travail Alain er bonne chance Chef Pierre
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Écrit par Anonyme, 07 juillet 2016, 20 h 28
Merci Alain pour ton dévouement, ta gentillesse, ton calme, ton professionnalisme. Ce fut un plaisir travailler de prêt et de loin avec toi! Je te souhaite beaucoup de bonheur dans ce prochain chapitre. Sylvie Francoeur
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