L’Aviation royale canadienne : Rescousses venues du ciel

22 septembre 2016
Capitaine Philippe Simard, pilote du CC-130 Hercules. (Crédit photo : Sandra Inniss)

Capitaine Philippe Simard, pilote du CC-130 Hercules. (Crédit photo : Sandra Inniss)

Recherches aériennes et terrestres, interventions médicales, sauts de précision en parachute ainsi que sauvetages au sol et en mer. Ce sont les quelques épreuves de l’exercice de recherche et sauvetage SAREX 2016, qui se déroulent à Yellowknife du 18 au 24 septembre.

L’Aviation royale canadienne (ARC) garnit le ciel de ses hélicoptères et de ses avions pour cette édition 2016 de SAREX. Parmi les épreuves de simulation prévues, on compte un scénario de bateau en détresse sur le Grand lac des Esclaves, lors duquel les militaires vivront eux-mêmes l’expérience d’être secouru par les techniciens SAR, transportés par les airs.

Pour cette formation, près des 200 participants des Forces armées canadiennes (FAC) et des groupes civils de recherche et sauvetage, dont l’Association civile de recherche et de sauvetage aérien (ACRESA),se réunissent. Deux parachutistes ont lancé le bal de SAREX 2016, en atterrissant au parc Somba K’e, lundi dernier.


Le maire Mark Heyck était présent pour souhaiter la bienvenue à Yellowknife aux militaires partenaires en recherche et sauvetage venus du Brésil, du Chili, du Mexique ainsi que de la Norvège, à titre d’observateurs de ces exercices. Le maire a qualifié le service des équipes SAR d’« essentiel » aux TNO, compte tenu de l’existence des collectivités en régions éloignées.

Depuis le début de l’exercice de cette semaine, « une équipe SAR a d’ailleurs été appelée pour la recherche d’une famille portée disparue depuis deux jours dans les environs de Ulukhaktok », a affirmé le lieutenant-colonel James Marshall lors de l’ouverture.

Au quotidien
Capitaine Philippe Simard, de la base militaire de Greenwood en Nouvelle-Écosse, est pilote de recherche et de sauvetage d’un CC-130 Hercules. Il travaille au quotidien avec les techniciens SAR et partage l’expérience de son équipage : « ils sont qualifiés pour donner des soins médicaux. Ils vont soit sauter de l’avion pour prodiguer les soins nécessaires ou faire le largage d’équipement, en cas de détresse. »


« Notre premier mandat, c’est de répondre aux cas maritimes ou aériens, comme des écrasements d’avion ou des bateaux qui sont en détresse, qui prennent l’eau. On répond à beaucoup de cas reliés aux pêches commerciales. Ce sont souvent des personnes qui tombent à l’eau », raconte capitaine Simard. Du moment qu’on reçoit un appel du Centre de recherche et de sauvetage, on a 30 minutes pour faire notre planification et décoller », dit-il pour décrire sa semaine typique.


L’Hercules qu’il pilote est le type d’appareil qui est le plus souvent appelé à se rendre dans les régions plus éloignées pour évaluer les situations de détresse, compte tenu de sa vitesse. Les missions sont effectuées par un équipage de sept membres, le plus important équipage de recherche et de sauvetage.


En matière de sauvetage, il y a différents types de scénarios. « [Une fois retrouvées], on essaie d’entrer en contact avec les personnes qui sont au sol, soit avec une radio qu’ils ont déjà sur place, [soit] avec une radio larguée qu’on a à bord de l’avion. À partir de ce moment-là, les gens sont capables de nous dire quels sont leurs besoins. Ça peut être, s’ils ont été portés disparus depuis une longue période, des besoins de nourriture, d’eau et de soins médicaux aussi.

 

On est capable de faire une évaluation de la situation et faire du largage d’équipement supplémentaire. Quand la situation de détresse est assez importante, nos techniciens SAR font le saut en parachute. On peut aussi donner des abris temporaires (kit de recherche sauvetage), des tentes, des réchauds pour faire un camp temporaire, jusqu’à ce qu’on ait un plan d’extraction », témoigne le capitaine.


L’extraction s’effectue au moment où les hélicoptères arrivent et récupèrent les survivants, soit à l’aide d’un câble ou en atterrissant, s’il y a un endroit sécuritaire pour le faire. L’avion Hercules agit ainsi à titre de premier intervenant, en soutien à l’hélicoptère, qui est en mesure d’extraire les personnes en détresse.


Pour le capitaine Simard et ses confrères, le SAREX 2016 est une occasion de relever certains défis que comporte un exercice de recherche et de sauvetage dans le Nord : « Quand on vient ici, ce sont souvent des situations où les gens sont en danger et où les ressources disponibles sur place ne sont pas en mesure de répondre à la situation. [Comme] les ressources sont plus limitées dans les régions nordiques [et que l’on est plus éloigné des centres de recherche et de sauvetage], le temps au sol est plus long dû aux délais de déplacement de nos hélicoptères ou des bateaux de la garde côtière. »


Les hélicoptères arrivent pour la plupart du temps du Sud, ce qui crée des délais prolongés. Et dans de tels cas de figure en régions plus isolées, les rangers canadiens sont aussi appelés à participer aux efforts de recherche et de sauvetage au sol.


Parmi les événements de clôture de SAREX, la simulation d’un désastre aérien majeur aura lieu le vendredi 23 septembre, à l’aéroport de Rae-Edzo.
 


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