Assainissement de la mine Giant : Quelles solutions de rechange au gel?

25 juin 2015
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Mine Giant (Photo Archives)

Mine Giant (Photo Archives)

 Il y aurait peu de recherches sur l'arsenic à travers le monde

Vingt pour cent du budget de l'organisme de surveillance du projet d'assainissement de la mine Giant sera consacré à la recherche d'une solution permanente, mais il est encore trop tôt pour dire quelle forme prendra cette recherche ou comment cet argent sera dépensé.
Conformément à l'entente signée le 17 juin, l'organisme de surveillance sera composé de membres nommés par les Dénés Yellowknives, la ville de Yellowknife, Alternatives North, l'Alliance des Métis du Slave Nord et les gouvernements ténois et fédéral. 775 000 $ d'un budget quinquennal de 3,8 M$ sera consacré à la recherche d'une solution permanente. Les lignes directrices de cette recherche sont esquissées à l'article 7 et dans l'annexe A de l'entente.
« Nous allons chercher à travers le monde de nouvelles technologies pour se débarrasser de l'arsenic, de dire le président de l'Alliance, Bill Enge, mais de quelle façon? Ça va émerger des remue-méninges du groupe lorsqu'il se rencontrera. »
M. Enge, tout comme la ville de Yellowknife, identifient Kevin O'Reilly, d'Alternatives North, comme étant la personne connaissant le mieux ce dossier. « La première étape est de faire un rapport sur l'état du savoir, précise M. O'Reilly, ce qu'on sait et ce qu'on ignore sur l'arsenic, quelles technologies sont disponibles pour transformer le trioxyde en une forme moins toxique, comment le sortir du sol. Il faut ensuite cerner les priorités pour la recherche et le développement. » Selon le représentant d'Alternatives North, le public et les organismes auront l’occasion de participer au processus. L'organisme de surveillance aura du personnel permanent et pignon sur rue.

Partenariats et modèles
Comment sera dépensé le budget de recherche et de développement de l'organisme? Créera-t-on un groupe de chercheurs ou en subventionnera-t-on un déjà existant? Kevin O'Reilly considère qu'il est prématuré de répondre à cette question avant que ne soit fait le rapport sur l'état de la recherche.
Le représentant d'Alternatives North dit qu'il travaille sur le dossier de la mine Giant depuis une quinzaine d'années, mais ne connait pas de groupes de recherche ou d'universités travaillant spécifiquement sur l'arsenic. Peut-être parce que le problème est unique. « C'est un cas très particulier, de dire Ugo Lapointe, de l'organisme Mines Alerte. Je serais très étonné qu'il y ait un cas similaire sur la planète, où des tonnes d'arsenic sont enterrées. Mais quelle que soit la solution, elle va demander des moyens et un budget extraordinaire et une balance des risques. »
Autant Kevin O'Reilly qu'Ugo Lapointe peinent à identifier, dans le domaine minier ou autres, un modèle de groupe de recherche qui puisse inspirer la structure de la recherche au sein de l'organisme de surveillance du projet d'assainissement de la mine Giant. Ce qui se rapproche peut-être le plus, avance M. O'Reilly, est la recherche dans le stockage et la gestion de déchets nucléaires. « Ça peut nous servir d'exemple », croit-il.

Entente
La première rencontre de l'organisme de surveillance devrait avoir lieu cet automne. Kevin O'Reilly n'en sera pas, préférant laisser la place à de « nouveaux visages ». Il apparaît satisfait de l'entente signée en juin. « C'est une bonne entente, analyse-t-il, qui va durer pour la durée du projet. Le fait que l'argent soit indexé à l'inflation et garanti pour toujours est une bonne chose. »
Le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest n'a pas voulu commenter, arguant que le ministère des Affaires autochtones et du Développement du Nord canadien était le leader dans ce dossier. Ce dernier n'a pas identifié d'interlocuteur pour L'Aquilon.

 

 

 


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