Conférence ministérielle sur la francophonie canadienne : Plusieurs chantiers, mais aucune mesure concrète

La 21e Conférence ministérielle sur la francophonie canadienne a débuté le 22 juin par la traditionnelle séance de photo officielle des élus participants à ce forum. Dans l’ordre habituel : Francine Landry (Nouveau-Brunswick), Ricardo Miranda (Alberta), H. Wade MacLauchlan (Île-du-Price-Édouard), Mélanie Joly (Canada), Perry Trimper (Terre-Neuve-et-Labrador), Marie-France Lalonde (Ontario), Marc Dalton (Colombie-Britannique),  Elaine Taylor (Yukon), Jean-Marc Fournier (Québec) et George Kuksuk (Nunavut).
Crédit : Courtoisie de la Conférence des ministres de la francophonie canadienne

La 21e Conférence ministérielle sur la francophonie canadienne a débuté le 22 juin par la traditionnelle séance de photo officielle des élus participants à ce forum. Dans l’ordre habituel : Francine Landry (Nouveau-Brunswick), Ricardo Miranda (Alberta), H. Wade MacLauchlan (Île-du-Price-Édouard), Mélanie Joly (Canada), Perry Trimper (Terre-Neuve-et-Labrador), Marie-France Lalonde (Ontario), Marc Dalton (Colombie-Britannique), Elaine Taylor (Yukon), Jean-Marc Fournier (Québec) et George Kuksuk (Nunavut). Crédit : Courtoisie de la Conférence des ministres de la francophonie canadienne

Immigration, services en français, tourisme et petite enfance étaient au programme de la 21e Conférence ministérielle sur la francophonie canadienne (CMFC) tenue à St. John’s, la capitale de Terre-Neuve-et-Labrador, les 22 et 23 juin derniers. En ces matières, les mesures concrètes avaient déjà été annoncées, ou sont à venir.
 

La Conférence ministérielle sur la francophonie canadienne réunit, une fois l’an depuis 1994, les ministres fédéral, provinciaux et territoriaux responsables des affaires francophones. Son édition 2016 était coprésidée par deux nouveaux venus dans ce forum, la ministre du Patrimoine Canadien Mélanie Joly et le ministre responsable des Affaires francophones de Terre-Neuve-et-Labrador, Perry Trimper.
Dix élus, sur 14 possibles, étaient présents à St. John’s. Le Manitoba, les Territoires du Nord-Ouest, la Saskatchewan étaient représentés par des hauts fonctionnaires. La Nouvelle-Écosse était absente des rencontres.
En point de presse à la clôture de la Conférence, son coprésident Perry Trimper a qualifié de fructueux les échanges tenus pendant ces deux jours. Il faudra toutefois attendre pour en connaître les fruits dans les domaines des services en français, de la petite enfance et même du tourisme, là où un projet très concret était à l’ordre du jour.
Là où les avancées récentes sont les plus claires, soit en immigration, la rencontre de St. John’s aura surtout permis d’en préparer d’autres.

Immigration
Le retour annoncé, en mars dernier, du programme fédéral qui facilite l’immigration de travailleurs francophones qualifiés hors Québec fait partie des mesures concrètes déjà mises en place avant la Conférence et qui auront le plus d’impact sur l’essor du fait français au cours des prochaines années.
Ainsi, depuis le 1er juin, les employeurs n’ont plus à effectuer d’étude d’impact sur le marché du travail quand ils embauchent des travailleurs francophones étrangers pour des emplois de gestion, des emplois professionnels et des emplois techniques et spécialisés dans les collectivités en situation minoritaire hors Québec. Objectif de cette mesure : porter à 4 %, d’ici 2018, la proportion de tous les immigrants qui s’établissent hors Québec.
Pour orchestrer la mise en place de ce programme, les ministres responsables de la francophonie et les titulaires de l’immigration à Ottawa ainsi que des provinces et territoires, tiendront un premier Forum sur l’immigration francophone au printemps 2017. Ce forum sera précédé d’une rencontre préparatoire à l’automne 2016.
La Conférence de St. John’s a servi à préparer ces rendez-vous.

Tourisme : à suivre
La création d’un circuit touristique pancanadien mettant en valeur le patrimoine francophone avait déjà fait l’objet de discussions lors de la précédente Conférence tenue à Toronto en 2015. Jean-Marc Fournier, le ministre québécois responsable des Relations canadiennes et de la Francophonie canadienne en a fait son cheval de bataille depuis. « Je souhaite que ce circuit soit le legs du gouvernement fédéral à l’occasion du 150e anniversaire de la Confédération, en 2017 », martèle-t-il haut et fort sur toutes les tribunes.
Si la Conférence de St. John’s a permis aux participants de « réitérer leur volonté de travailler de concert pour mettre de l’avant un circuit touristique », selon les termes du communiqué de clôture, la ministre Mélanie Joly s’est montrée prudente à l’issue de la rencontre. « Nous avons le souci qu’un tel circuit serve à la fois à mettre en valeur le patrimoine francophone et à créer des emplois », a-t-elle indiqué. Sa mise en place devra également tenir compte des particularités de chaque province et territoire, précise le communiqué de presse final de la CMFC.
N’empêche. Plusieurs fonctionnaires de tous les territoires et provinces planchent sur ce projet qui pourrait bien devenir la grande nouvelle à la suite de la prochaine Conférence qui se tiendra à Ottawa les 23 et 24 juin 2017, en plein cœur des célébrations du 150e anniversaire de la Confédération canadienne.

Horizon 2018
Tout en se réjouissant de la qualité des échanges de St. John’s, la ministre Mélanie Joly a profité du point de presse de clôture pour rappeler l’importance des consultations en cours en vue de l’adoption du prochain Plan d’action pour les langues officielles, qui entrera en vigueur en 2018. Elle a d’ailleurs invité les provinces et territoires à se faire entendre lors de ces consultations qui incluent des tables rondes sur invitation dans 21 collectivités, des consultations en ligne ainsi que des rencontres avec des organismes nationaux à l’automne 2016.
Elle a également renouvelé l’annonce d’une autre ronde de consultations qui débutera en septembre sous le titre « Le contenu canadien dans un monde numérique ». En plus de l’avenir de la radio et de la télévision ainsi que des arts et spectacles, déjà visés par cette démarche, ces consultations aborderont également la situation des médias communautaires en milieu minoritaire, a précisé madame Joly. « Trois lentilles seront utilisées dans la prise de décision : les langues officielles, les Premières Nations et la parité hommes-femmes », a-t-elle précisé.


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