Conférence sur l'environnement : Paris avec un seul élu

10 décembre 2015
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©Yann Arthus-Bertrand/Greenpeace

©Yann Arthus-Bertrand/Greenpeace

En pleine période d’élections territoriales, le gouvernement des TNO n’a envoyé aucun représentant élu à la COP21. Seul le chef de la Nation dénée est présent sur le site du Bourget à Paris.
 
 
Ce sont quatre hauts fonctionnaires qui ont été envoyés à la conférence des Nations Unies sur les changements climatiques à Paris durant ces premiers jours de décembre 2015. La délégation ténoise est menée par Ernie Campbell, sous-ministre de l’Environnement. Il est accompagné de l’adjointe au sous-ministre des Affaires autochtones et des Relations intergouvernementales, Shaleen Woodward; de l’adjointe au sous-ministre de l’Environnement, Erin Kelly; et du conseiller principal en matière de changement climatique, Jim Sparling.
Cette délégation est à Paris pour participer aux réunions interprovinciales et territoriales canadiennes et s’assurer que les perspectives du gouvernement ténois sont présentées afin d’instrumenter les négociations du Canada au niveau international. Ces employés territoriaux veulent également s’informer sur les nouvelles initiatives et les meilleures pratiques développées à travers le globe. Après ces deux semaines de conférence, le GTNO aura peut-être plus d’outils en main pour améliorer l’impact territorial sur le changement climatique.
Il est fort à penser que la marche à suivre territoriale sera tout de même dictée par les accords internationaux, mais plus spécifiquement sur la ligne directive que le gouvernement canadien va donner. Rappelons que les émissions de gaz à effet de serre des TNO en 2010 comptaient pour moins de 0,2 pour cent des émissions totales annuelles du Canada. Pourtant, si l’on convertit ces émissions per capita, toutes les activités ténoises équivalent à un peu plus de 27,9 tonnes d’émission par année par habitant. Ce qui était bien supérieur à la moyenne nationale de 21,7 tonnes. Seraient à blâmer les longues distances entre les collectivités, un secteur industriel des ressources gourmand en énergie et des hivers longs et froids.
 
Erasmus et Aurora
Le seul élu représentant une partie de la population ténoise présent à Paris est Bill Erasmus, le chef national des Dénés, et chef régional de l’Assemblée des Premières Nations pour les Territoires du Nord-Ouest. Il intervient au Bourget sous l’initiative de l’organisme Greenpeace, qui a imposé son Ourse polaire nommée Aurora afin de presser les gouvernements d’arriver à une entente ambitieuse sur les changements climatiques. Bill Erasmus était en compagnie des représentants du peuple Mundurukus qui vit le long du fleuve Tapajos dans le bassin amazonien et des représentants des peuples Itelmen au Kamtchatka, Udege dans l’Extrême-Orient, Nivkh de l’île Sakhalin et Yukagir de la région Sakha-Yakutia. Aurora était déjà apparue publiquement dans les rues de Londres devant le siège social de Shell. L’ourse y est demeurée pendant un mois, jusqu’à ce que Shell annonce son retrait de l’Arctique.
Au moment de mettre sous presse, Greenpeace espérait encore que les pays puissent s’entendre pour limiter la hausse de la température globale moyenne à 1,5 degré Celsius et se départir des énergies fossiles d’ici 2050.
 


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