Fracturation hydraulique : Ni moratoire, ni plébiscite pour l'instant

11 juin 2015
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La pétition remise au député Bob Bromley (à droite) n'aura eu aucun impact sur la décision des députés qui ont fait fi des inquiétudes soulevées. (Denis Lord)

La pétition remise au député Bob Bromley (à droite) n'aura eu aucun impact sur la décision des députés qui ont fait fi des inquiétudes soulevées. (Denis Lord)

La consultation des citoyens doit continuer
 

Deux motions sur la fracturation hydraulique ont été rejetées le 4 juin par l'Assemblée législative des Territoires du Nord-Ouest. La première, déposée par le député de Yellowknife Centre, Robert Hawkins, demandait un plébiscite sur la fracturation hydraulique lors des élections territoriales, le 23 novembre prochain. La motion était secondée par le député de Weledeh, Bob Bromley. Elle a été rejetée par 11 voix contre trois.
La seconde motion émanait de M. Bromley et était secondée par le député de Mackenzie Delta, Frederick Blake. Elle demandait un moratoire immédiat et d’une durée de deux ans de la fracturation hydraulique horizontale jusqu'à ce qu'un examen de ses répercussions soit complété. Elle a été rejetée par 11 voix contre cinq.
Bob Bromley s'est dit déçu du résultat infructueux de sa deuxième tentative d'apporter la voix du peuple au Parlement. Plusieurs députés qui le soutenaient au départ ont retiré leur appui après une intervention à l'Assemblée du ministre de l'Industrie, du Tourisme et de l'Investissement, David Ramsay. « Ultimement, croit le député de Weledeh, la voix du peuple sera entendue et il n'y a pas de doute que cette voix prévaudra. »
M. Bromley rappelle que la plupart des Premières Nations des Territoires du Nord-Ouest se sont prononcées contre la fracturation hydraulique.

Extensions
Le Comité permanent sur le développement économique et les infrastructures, présidé par Robert Hawkins et dont fait partie Bob Bromley, a demandé une extension de la période de consultation concernant la réglementation sur la fracturation hydraulique, qui a déjà été prolongée jusqu'à la fin août. Le gouvernement n'a jusqu'à maintenant pas répondu à cette demande, qui sera réitérée par plusieurs, croit M. Bromley. Une audience en français a lieu le mardi 16 juin à 18 h, au Yellowknife Inn.
Le Comité n'a pas terminé son travail sur la réglementation de la fracturation hydraulique et n'a pas encore adopté de position officielle. « Les six membres du Comité sont encore en train d'examiner les propositions du gouvernement, de dire M. Bromley. Le document de recherche que nous avons déposé critique la réglementation sur la fracturation. Et nous nous attendons à ce que le gouvernement modifie sa règlementation en réponse à nos préoccupations. »

Produits chimiques
Le 4 juin également, le chapitre ténois du Conseil des Canadiens écrivait à l'Office de la terre et des eaux du Sahtu à propos du programme de suspension et d'abandon du puits de ConocoPhillips dans le Sahtu. Le chapitre ténois demande notamment que soit révélé la nature et le volume total des produits chimiques utilisés dans la fracturation hydraulique par ConocoPhillips en 2012-2013. Il demande en outre un examen public et régulier des eaux souterraines aux environs des quatre puits et un plan d'intervention en cas de fuite.