Communications : Les satellites communiqueront avec Inuvik

12 août 2010
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Le 10 août dernier, Inuvik devenait un lieu de communication spatiale indispensable.

 Inuvik a été choisie pour accueillir la première station-relais pour satellites du Nord canadien, permettant ainsi d’éliminer les retards de transmission alors que les satellites qui étaient en orbite au dessus de l’arctique canadien devaient stocker leurs informations avant de les retransmettre dès qu’ils le pouvaient. Pour le gouvernement du Canada et ses partenaires de l’étranger et du secteur privé, cette première canadienne est une façon fiable de s’assurer un approvisionnement en donnée scientifiques.

« La station va servir à recevoir des données d’observation de la terre de satellites internationaux qui passent au-dessus des pôles. À Inuvik, il y a beaucoup de visibilité pour avoir ces satellites et recevoir les informations qu’ils envoient au sol pour être transformés en produits utilisés ensuite », explique Caroline Cloutier, directrice de la division d’acquisition des données au Centre canadien de télédétection pour le ministère des Ressources naturelles Canada.

Le lieu géographique de la première ville arctique canadienne est un élément essentiel dans le choix d’implanter cette station-relais, car sa haute latitude lui permet d’avoir une excellente fenêtre de réception pour recueillir le plus de données possible.

Selon la porte-parole du gouvernement, ces installations seront primordiales afin que le Canada et ses différents départements gouvernementaux puissent avoir accès aux données. « Nous voulons récolter plus de données, donc en plus des satellites canadiens, il est important de regarder les satellites internationaux, car c’est vraiment quelque chose qui se fait à l’échelle mondiale. La clé, c’est d’obtenir des partenariats qui nous permettent d’avoir accès à ces données », explique-t-elle soulignant qu’actuellement, 70 satellites d’observation de la terre sont en orbite et que dans les prochaines années, ce nombre pourrait vite atteindre 300. « Toutes ces informations qui se trouvent au-dessus du Canada vont nous aider à prendre des décisions, avoir des produits scientifiques vraiment solides pour ce qui est des changements climatiques et avoir des applications lorsqu’il y a des menaces environnementales. » Dans le communiqué d’inauguration de la station-relais, le ministre des Ressources naturelles a placé la souveraineté de l’Arctique aux premières loges en affirmant que « ces installations renforceront la capacité du Canada de surveiller sa zone arctique ».

À ce stade du projet, sur ce site accessible toute l’année, une seule antenne sur les deux en place est reliée avec un satellite en orbite. Il s’agit du satellite allemand radar TanDEM-X, qui lancera une nouvelle coopération germano-canadienne sur le plan spatial. Selon Mme Cloutier, il y a des possibilités d’étendre les services de réception sur le site d’Inuvik, et la place de manque pas.