Rythme de vie : Le yoga : une aventure dans son for intérieur

Sylvie Boisclair entouré de ses aspirants yogis, lors d'une pause détente (Crédit photo : Nicolas Servel)

Sylvie Boisclair entouré de ses aspirants yogis, lors d'une pause détente (Crédit photo : Nicolas Servel)

Sylvie Boisclair, ancienne résidente de Yellowknife et précédemment directrice de Radio Taïga est de retour en ville pour une deuxième année consécutive afin de former une nouvelle génération de professeurs de yoga.
 

Un cours intensif de trois semaines, qui a débuté le 2 juillet et qui s’étirera jusqu’au 26 du mois est prodigué au dernier étage de l’édifice de la paix au centre-ville de Yellowknife. À l’issu du cours, les huit aspirants-yogis, qui comptent quelques francophones dans les rangs, devront maitriser la philosophie derrière cette pratique vieille de près de 2000 ans et les bases du langage sanskrit, dont provient la culture du Yoga, qui signifie, union. Pour valider leur apprentissage, les élèves subiront un examen écrit et une période de 45 jours où ils devront parfaire leur technique d’enseignement sur vidéo.
Sylvie Boisclair, tempère le terme de yogi, car s’il est possible d’obtenir une certification de professeur de yoga, le temps d’un été, devenir un yogi aguerri prend du temps. « On apprend constamment sur soi-même, c’est une longue aventure yogique ». Les écrits traditionnels qui décrivent la culture et la philosophie du yoga sont si riches que cela demande des recherches actives et de façon continue pour éviter de tomber dans la seule pratique physique « très bien commercialiser dans la culture occidentale ».
Elle a choisi de poursuivre l’ancienne lignée Sivananda, un maître spirituel hindou, enseignant du yoga et du Vêtanda. Elle dit que c’est un des enseignements les plus complets, car il tient plus d’un mode de vie et d’une philosophie. Un mode de vie auquel elle a dû s’adapter, notamment sur le plan du régime alimentaire sans viande. Il est important de bien équilibrer ses plats. « En occident, quand on pense protéine, on pense viande, mais les lentilles, les haricots ou le choux frisé par exemple, sont d’excellentes de protéines ». Cette philosophie et la pratique qui en découle sont accessibles à tous, nul besoin de savoir faire le poirier pour enseigner le yoga.
Pour Sylvie Boisclair, « il n’y a pas de pratiquant débutant ou avancé... Je ne peux pas juger de l’avancement ou non d’une personne, c’est une pratique spirituelle avant la pratique physique, il suffit d’avoir de l’enthousiasme, de l’amour pour les gens et de se laisser happer par le yoga, en étant honnête et ouvert ».
En 2002, Sylvie Boisclair avait suivi un cours pour devenir elle-même, professeure de yoga, dans un âshram, un ermitage aux Bahamas, elle ne s’a jamais arrêtée depuis, de partager ses connaissances et c’est à Yellowknife qu’elle a donné ses premières séances d’instruction. Elle s’est depuis installée à Edmonton et parcours le monde pour donner des cours, mais revient régulièrement à Yellowknife pour instruire la population ténoise. Elle a notamment organisé un festival, l’été passé, à l’occasion duquel elle a pu inviter plusieurs grands maitres du yoga, qu’elle a rencontrés lors de ses voyages.


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