Festival international de luth : Le bandonéon boréal joue pour le Nord

30 septembre 2016
Tango Boréal sur scène au NACC : David Jacques à la guitare et au charango, Ian Simpson à la contrebasse et Denis Plante au bandonéon. (Crédit photo : Sandra Inniss)

Tango Boréal sur scène au NACC : David Jacques à la guitare et au charango, Ian Simpson à la contrebasse et Denis Plante au bandonéon. (Crédit photo : Sandra Inniss)

À l'occasion du 10e Festival international de luth présenté par la Early Music Society et le Northern Arts & Cultural Centre (NACC), c’est Tango Boréal qui a réalisé la tournée aux Territoires du Nord-Ouest en passant par Fort Smith, Hay River et Yellowknife. La violoncelliste Anne-Marie Guedon a joué en première partie de la représentation à la capitale, le 24 septembre dernier.

De retour au Québec après avoir vécu en Argentine, Denis Plante décide de fonder le groupe Tango Boréal en 2010 avec Ian Simpson à la contrebasse et David Jacques à la guitare et au charango.

Depuis, tournées internationales et multiple prix font partie de l’éventail des réjouissances de ce ménage à trois (titre de l’une de leurs mélodies), qui célèbre le tango avec des teintes de blues et un curieux instrument qui s’apparente à l’accordéon, le bandonéon.
Entrevue avec Denis Plante

Comment as-tu découvert le bandonéon?
Je jouais d’un peu tous les instruments. J’ai une formation classique au hautbois et à la guitare. À 25 ans, j’ai commencé à suivre des cours pour danser le tango, et c’est ce qui m’a donné la piqûre. J’ai formé un premier orchestre dans lequel je jouais de la guitare à l’époque et on a cherché au Canada quelqu’un qui jouait du bandonéon. Il n’y avait personne. J’ai dû essayer de trouver un instrument et en jouer par moi-même. À partir du moment où j’ai commencé, j’ai arrêté toutes mes autres activités musicales et c’est devenu mon activité principale.

Le tango aujourd’hui, de quoi ça a l’air?
On est de plus en plus tout seuls, chaque année. Toutes les légendes du tango disparaissent les unes après les autres. C’est une musique qui était populaire en 1940, on est rendus en 2016. Un vétéran, Horacio Salgán, un des grands pianistes, est mort à l’âge 100 ans cette année. C’était un des derniers qui restaient. Dans les années 70, c’était déjà pas mal fini...

 

As-tu l’impression de le tenir en vie?
Oui, mais surtout le bandonéon, parce que je ne fais presque plus de tango traditionnel. Ce qui m’intéresse le plus c’est de faire découvrir l’instrument. J’ai quelque chose à dire avec cet instrument-là. C’est comme ça que cette belle aventure à commencer et ça va très bien, on est très contents.

Tango Boréal rentre au Québec pour enregistrer un nouveau disque dans quelques jours avec Sébastien Ricard des Loco Locass. Il sera au Théâtre Quat’Sous, à Montréal, en avril prochain pour une pièce de théâtre écrite par Denis Plante, dans laquelle Tango Boréal assume la partie musicale. « C’est un monologue pour Sébastien Ricard, à l’époque de la montée du fascisme en Argentine, dans les années 30. Un texte humoristique, mais aussi très intense », précise-t-il au sujet de la pièce intitulée La bibliothèque interdite.


Tous les commentaires (1)

Écrit par Anonyme, 04 octobre 2016, 09 h 57
Felicitaciones, Denis.
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