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Francophonie, Société

25e anniversaire : L’AFCY, plus légère que l’air

Favori Impression :: L’AFCY, plus légère que l’air Maxence JailletMaxence Jaillet
Paru le 19 août 2010
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Sur l'eau, sur terre ou dans l'air, l'Association franco-culturelle de Yellowknife et Radio Taïga ont réussi, cet été, à faire voyager la communauté de Yellowknife à travers tous les éléments. (Photo : Maxence Jaillet)
Sur l'eau, sur terre ou dans l'air, l'Association franco-culturelle de Yellowknife et Radio Taïga ont réussi, cet été, à faire voyager la communauté de Yellowknife à travers tous les éléments. (Photo : Maxence Jaillet)

L’Association franco-culturelle de Yellowknife a invité tout le monde à profiter de son ballon de fête.

« C’était un moment historique! », s’esclaffe Georges Lessard, alors qu’il se remémore avoir été le premier ténois à monter à bord de la montgolfière qui a dominé le ciel de Yellowknife durant le festival Miroir sur la francophonie nordique. Le festival, qui s’est déroulé les 14 et 15 août, célébrait la diversité franco-ténoise et souhaitait un joyeux 25e anniversaire à l’Association franco-culturelle de Yellowknife (AFCY). Il est certain que l’immense bannière annonçant le festival et les deux principaux commanditaires ne pouvait trouver meilleur emplacement que sur la première montgolfière à survoler le parc Somba k’e et l’Hôtel de Ville de la capitale territoriale. Tous les yeux étaient rivés sur ce ballon coloré qui entreprenait des ascensions sécurisées de quelques minutes, avec deux ou trois personnes à son bord. « C’est très silencieux, c’est gentil, doux et léger, décrit M. Lessard. C’est inhabituel de voir la ville d’une hauteur comme ça. Et ça ne bouge pas comme dans un avion, tu peux prendre ton temps pour observer la ville. C’est dommage que ça ne dure pas plus longtemps. Mais si la montgolfière revient l’an prochain, je vais monter encore dedans, c’est certain! »

Pendant que certains s’envolaient, l’ambiance sur le parvis de l’Hôtel de Ville battait son plein, avec des ateliers artistiques tenus par des artistes francophones : maquillage, tatouage au henné, tresses africaines, atelier de peinture de poissons et jeux de kermesse en bois de Picardie.

Le premier jour du festival a été rythmé par les contes, les percussions et les chants africains du groupe Makosso village. Le souper proposé aux visiteurs reflétait les saveurs méditerranéennes du sud de la France et un clown parcourait la foule avec un parapluie endimanché de ruban rouge.

Des averses estivales se sont invitées lors du second jour qui soulignait le 15 août : la fête nationale de l’Acadie. Elles ont bien failli transformer la montgolfière en gigantesque « balloune d’eau », mais le souper acadien a finalement eu lieu à l’abri sous des tentes, et le temps sec de Yellowknife a eu raison de l’herbe mouillée qui n’aurait pas permis un entreposage adéquat de la montgolfière qui devait repartir pliée et sèche vers le Québec.

« Les gens ont vite compris que c’était en français, rapporte Marie Coderre, la directrice de l’AFCY. La bannière, les déclarations et les bénévoles ont bien marqué la présence de la diversité francophone. Et je pense qu’on a bien réussi à intégrer toute la communauté de Yellowknife autour de cette célébration. » La directrice estime que 200 personnes ont dégusté les repas servis durant ces deux jours, 150 personnes ont expérimenté un tour de montgolfière et plus de 500 personnes ont visité le site du festival. « Pour moi, mon coup de cœur a été le samedi, avoue-t-elle. Tout était harmonieux, tous les collaborateurs étaient enthousiastes, un conseiller de la ville a fait un discours en français, c’était plein de gens et nos commanditaires ont adoré. C’était un vrai test pour moi », dit-elle, contente d’avoir marqué des points avec les différents joueurs culturels de la ville.

Après ce premier festival Miroir, la directrice insiste sur le côté authentique des francophones qui s’est révélé durant ces célébrations. Les djembés, le côté festif, le retour à l’enfance avec les jeux et les peintures, l’ambiance intime d’un party de cuisine acadien sous la tente… Pour toutes ces raisons, Marie Coderre soutient qu’il faut faire place au changement, vaincre les préjugés et inclure davantage les autres communautés dans les activités culturelles. Pour les prochaines éditions du festival, il faut ainsi s’attendre à ce que plus de personnes puissent se reconnaître dans le reflet de ces festivités.

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