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« Hay Days » : Hay River a fait ses preuves!

Favori Impression :: Hay River a fait ses preuves! Édith Vachon-RaymondÉdith Vachon-Raymond
Paru le 07 juillet 2010
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L’artiste-peintre de Yellowknife, Jennifer Walden, a présenté ses toiles au festival. Elle en a profité aussi pour parler français et découvrir d’autres francophones. Le jeune Justin Morais, 8 ans, était très impressionné de rencontrer l’artiste!
L’artiste-peintre de Yellowknife, Jennifer Walden, a présenté ses toiles au festival. Elle en a profité aussi pour parler français et découvrir d’autres francophones. Le jeune Justin Morais, 8 ans, était très impressionné de rencontrer l’artiste!

La toute première édition du festival multiculturel de Hay River, « Hay Days », a fait ses premiers pas, la fin de semaine dernière. Malgré le mauvais temps, des centaines de personnes ont participé à l’événement.

 

Une brochette d’artistes impressionnante attendait les festivaliers, les 2, 3 et 4 juillet derniers. La Hay River Music, Arts and Culture Society (Hay River MACS), une société à peine naissante, a mis sur pied ce festival, un défi que tentaient de relever de nombreux artistes depuis des années. « Les musiciens, les artistes et les gens qui sont venus assister aux spectacles, tout a été un succès! », s’exclame Randy Randle, le président de la Hay River MACS. Épuisé mais heureux, M. Randle, aussi connu sous le nom de Randy Roloson, est fier du travail acharné que son équipe a réalisé pour mettre sur pied cet événement. « Nous l’avons fait! », a-t-il lancé, avec le peu d’énergie qui lui restait.

Il y en avait pour tous les goûts et à toutes les heures (enfin, presque!). La musique et les arts ont envahi l’aréna, le Community Hall, le club de curling, le restaurant-bar Back Eddy’s, le pub sportif Doghouse et le centre d’amitié autochtone Soaring Eagle. State of the Art, Trash the Monument, Randy Sibbeston, The Brother-in-law et une foule d’autres artistes se sont produits sur les différentes scènes du festival, suivant un horaire très chargé. Ce dernier permettait à chaque artiste d’occuper la scène pour une durée de trente minutes ou moins, et ce, peu importe leur renommée. Selon Chrissy Lefebvre, membre du comité organisateur, il était important de laisser la chance à plus d’artistes de se produire en un court laps de temps : « Folk on the Rocks a commencé comme ça! », a-t-elle partagé.

« Ça aurait pu être fait dans un ordre différent, a cependant soulevé Jared Monkman, un musicien de Hay River. Les groupes plus populaires (comme Erebus and Terror) auraient pu jouer plus tard et ne pas être suivis par un groupe country (Potluck). » Malgré tout, le jeune homme considère cette première édition comme un succès et s’est dit déjà impatient de participer à la deuxième édition.

Tina Roy et Natasha Duchene, deux artistes francophones de Yellowknife invitées par l’Association franco-culturelle de Hay River, ont, quant à elles, performé à plusieurs reprises, profitant de toutes les occasions pour jouer. Leur première performance, à la suite de Marshall Lawrence, aussi connu sous le nom du Docteur du Blues, s’est avérée un succès. Le blues énergique du musicien, dont la réputation n’est plus à faire aux Territoires du Nord-Ouest, a contrasté, sans clash, avec la fraîcheur des deux artistes émergentes. Pour Marshall Lawrence, le festival a d’ailleurs été un succès sur toute la ligne : « J’ai eu du bon temps, les gens ont fait du bon travail. Le son était toujours bon, ce qui est une chose très importante lors d’un festival, tout a bien été! ». 

La jeune formation KOW, un groupe de Hay River se décrivant comme « expérimental clownesque », s’est démarquée lors de cette première édition. Les membres de KOW, tous âgés entre 16 et 20 ans, sont : Kali-Ann Butala (chant), Daniel Dahl (guitare et chant), Lyndon Dow (batterie) et Mathew Balsillie (guitare basse). « C’était vraiment excitant! », a partagé la jeune chanteuse, Kali-Ann, à la suite de l’un de ses spectacles. La jeune fille exposait aussi des peintures et des dessins. Il s’agissait de l’une des premières performances en public pour le groupe.

Du côté des bénévoles, ils étaient une vingtaine à se relayer pour toute la durée du festival. « Ç’a été une belle expérience pour connaître plus les gens qui s’unissent pour mettre de la vie [dans leur petite ville] », a partagé Émilie Bergeron, une francophone qui habite à Hay River depuis deux semaine à peine. La jeune fille s’est impliquée tout au long du festival et peut, désormais, sentir qu’elle fait partie de sa petite communauté estivale. 

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