Mission spatiale : Fasciné

13 mai 2010
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Julie Payette dédicace l’affiche de sa mission aux élèves francophones des TNO. (Photo : Maxence Jaillet)

Julie Payette dédicace l’affiche de sa mission aux élèves francophones des TNO. (Photo : Maxence Jaillet)

Julie Payette présente sa mission à l’école Allain St-Cyr. 

Dix mois après son second voyage spatial, Julie Payette voyage à travers le Canada pour offrir à ses compatriotes un aperçu du travail accompli durant la mission STS-127. À Yellowknife, elle a notamment rencontré les élèves de l’école francophone et des trois écoles d’immersions. Les 175 élèves et leurs accompagnateurs constituaient une salle comble, fascinée, qui s’abreuvait des images et des commentaires de la première astronaute canadienne à être montée à bord de la Station spatiale internationale (SSI).

À l’aide d’un film, Julie Payette a décrit les étapes de la 29e mission de navette à destination du laboratoire orbital, puis a répondu aux questions des élèves. Son discours fut un mélange de renseignements scientifiques, pratico-pratiques, et d’appel à la concrétisation des rêves. Jeune fille québécoise, elle raconte que peu de choses la destinaient à l’aventure extraterrestre. « Je me rappelle quand j’étais jeune d’avoir le goût de faire ça, mais je n’y pensais pas à tout moment », confie-t-elle en conseillant aux jeunes de bien étudier à l’école et leur assurant que chacun d’eux avait le potentiel d’accomplir leurs rêves. C’est ce que Franck Nel de l’école St. Joseph a retenu. « Elle est allée pour son rêve, dit-il. Même si plein de gens lui disaient qu’il n’y avait pas de femme astronaute. Cela ne l’a pas dérangée qu’on rie d’elle et qu’on la juge. » Même si elle habite le Texas depuis 14 ans, Julie Payette estime important que ses enfants étudient et parlent le français à la maison pour qu’ils n’aient pas besoin de traduction pour jouer avec leurs cousins au Québec. Pour Toby McCarson, c’est le fait qu’elle parle français qui l’a surpris. « J’étais bien content, car je peux la comprendre. J’ai trouvé le film sur la station spatiale vraiment intéressant. » Les images de la Terre vue de la SSI sont d’une telle qualité qu’un des élèves les plus âgés de l’audience restait presque sceptique. « C’était tellement vrai ces images, qu’on avait l’impression que c’était faux. C’était saisissant de voir le travail autour de la station et le lancement des satellites », commente Cliff Tuyishime un élève de 10e année qui aurait notamment aimé obtenir plus d’information sur les études qui peuvent mener à devenir astronaute. Dans le cas de Julie Payette, elle fait partie du groupe des quatre astronautes canadiens sélectionnés par l’Agence spatiale canadienne en 1992. Auparavant, elle a obtenu un baccalauréat en génie électrique de l’Université McGill à Montréal et une maîtrise en génie informatique à l’Université de Toronto.

En entrevue avec les médias francophones, Julie Payette reconnaît que tout le monde est fasciné par l’exploration et l’espace, et explique que depuis sa dernière tournée elle a plus d’expériences à raconter. Pour le futur, elle ne pense pas retourner dans l’espace de si tôt. « Nous sommes encore en train de terminer nos activités d’après vol. Je suis retournée au bas de la liste, et mon tour ne reviendra pas dans les prochaines années, même si l’on ne sait jamais quand est-ce qu’il reviendra. Alors, je vais continuer à maintenir mes compétences et à travailler pour le programme spatial et aussi pour une certaine promotion de l’importance des sciences et technologies pour notre pays, notre bien-être et notre avenir. »