Mine Giant : Faire participer la population

La directrice au ministère de l'Environnment et des Ressources naturelles Lisa Dyer, la gestionnaire de la division d’évaluation du risque chez CanNorth, Harriet Phillips, et sa collègue Leah Leon, spécialiste de l'environnement, ont encadré la consultation du 10 mai dernier. (Crédit photo: Denis Lord)

La directrice au ministère de l'Environnment et des Ressources naturelles Lisa Dyer, la gestionnaire de la division d’évaluation du risque chez CanNorth, Harriet Phillips, et sa collègue Leah Leon, spécialiste de l'environnement, ont encadré la consultation du 10 mai dernier. (Crédit photo: Denis Lord)

Les scientifiques comptent sur la population pour fournir des échantillons de poisson.
 

CanNorth, une firme appartenant à la Première Nation du Lac La Ronge, en Saskatchewan et mandatée par le gouvernement ténois, a tenu, le 10 mai dernier, une consultation publique à l’hôtel Explorer sur l’usage de secteurs limitrophes à l’ancienne mine Giant.


Cette activité sert à évaluer différents scénarios d’exposition aux résidus toxiques, c’est-à-dire les risques en rapport à la présence de trioxyde de diarsenic issu de la mine Giant, mais aussi d’antimoine et de mercure, ce dernier étant potentiellement élevé dans les sédiments des lacs.


Cinq secteurs ont été identifiés près de la mine Giant, explique la gestionnaire de la division d’évaluation du risque chez CanNorth, Harriet Phillips, en fonction de leurs usages, habitations, randonnées, etc. Quatre de ces secteurs sont situés à l’ouest et au nord de la mine, en raison du vent qui souffle généralement vers ces directions et qui pourrait transporter de la poudre d’arsenic.


Des échantillons d’animaux sauvages, de champignons, de fruits, de plantes médicinales, de sol, d’eau et de sédiments ont déjà été prélevés, mais CanNorth poursuivra cet été l’échantillonnage d’eau et de sédiments près de chalets et cabines et requerra la collaboration des pêcheurs pour des échantillons de poisson.

Confusion
Environ une vingtaine de personnes étaient à la consultation le 10 mai, ils ont posé plusieurs questions sur l’équipe de recherche et démontré qu’une certaine confusion existe entre les études de CanNorth et les autres, par exemple le Programme de suivi des effets sur la santé menée par l’Université d’Ottawa dans les collectivités de Yellowknife, Dettah et Ndilo. La coordination entre ces différentes études reste également mystérieuse. Les citoyens présents ont ensuite répondu à des questions sur leur usage des secteurs − habitation, chasse, pêche, baignade, consommation d’eau −, ainsi que sur la fréquence de ces usages.


Cet aspect de l’étude continue jusqu’à la fin mai; la population peut remplir le sondage en ligne en suivant le lien sur la page Internet du ministère de l’Environnement et des Ressources naturelles des Territoires du Nord-Ouest.


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