Jeunesse ténoise : Exposer la santé mentale

Alexandre Assabgui en repérage avec l'équipe de Jeunesse TNO. (Gracieuseté : AA)

Alexandre Assabgui en repérage avec l'équipe de Jeunesse TNO. (Gracieuseté : AA)


Jeunesse TNO était à Hay River du 19 au 22 octobre dernier afin de réaliser un film avec les jeunes de 7e et 8e année de l’école Boréale.

Au début du mois d’octobre, Alexandre Assabgui, coordonnateur de Jeunesse TNO, et son acolyte Batiste Foisy, ont présenté un atelier de cinéma et un atelier sur la santé mentale à Hay River. Dans le cadre de ces ateliers, les jeunes ont travaillé sur plusieurs schémas narratifs. L’un des textes a été sélectionné par la classe, sous la supervision de l’enseignant collaborateur Pierre Cook, puis révisé pour en faire un scénario réalisable dans un court délai. Les rôles d’acteurs, de preneur de son, de caméraman, de scripteur et d’assistant-réalisateur ont été distribués parmi les élèves avant que les deux animateurs ne reviennent pour procéder au tournage.


Ce film traite du choc post-traumatique et des ressources offertes pour apprendre à vivre avec ses troubles.

Apprendre le français en s’amusant
L’activité a été en général bien reçue par les élèves.


« C’était amusant, vraiment amusant. J’étais contente [qu’Alexandre et Batiste] viennent à Hay River pour faire ça avec nous » me dit Sheila, qui en était à sa première expérience en tant qu’actrice avec le rôle de l’enseignante.


« J’ai aimé apprendre comment [jouer], comment mettre tout ça ensemble pour faire un mini court-métrage. J’ai aussi aimé travailler avec différentes personnes et que tout le monde travaille ensemble », poursuit-elle.
Josée, qui était responsable de la caméra, abonde dans le même sens que sa collègue.


« C’était très amusant. Je me suis amusée beaucoup. J’aime beaucoup travailler avec la caméra, car quand on va dans les voyages, j’aime prendre les photos. Alors c’était amusant de travailler avec la caméra pour filmer dans un film », explique-t-elle.


« J’ai aimé aller à différents endroits. On est allés à la maison d’un ami, on a aussi travaillé à l’école et une autre fois, on était dans une voiture », précise la jeune apprentie caméraman.


Quant à l’enseignant Pierre, qui a chapeauté le projet, il se dit satisfait de ses élèves.
« Les élèves ont embarqué, tout le monde a rempli son rôle, selon moi, et moi, je suis assez exigeant », dit-il en riant.
C’était aussi une activité pertinente dans le cadre de son cours de français.


« Le schéma narratif fait partie de notre curriculum en français. On apprend à écrire une situation initiale, un élément déclencheur, etc. Tous les élèves devaient en écrire un », explique-t-il.
« Puis de voir les jeunes parler et lire leur dialogue, c’était comme un cours de français », se réjouit l’enseignant.
Ce projet de Jeunesse TNO s’inscrit dans un plus large projet de mobilisation à travers un média artistique, commencé l’an dernier, à Yellowknife, avec un volet théâtre.


« La mission principale de l’organisme est de permettre aux jeunes de développer une identité francophone et de leur permettre de faire des activités en français. Un projet comme celui-ci offre une occasion de pratiquer le français », explique le coordonnateur de Jeunesse TNO, Alexandre Assabgui.


Le film est bientôt achevé. Si Pierre Cooke reçoit l’approbation de tous ses élèves, il sera possible de visionner le film à l’école Boréale, lors d’une projection qui aura lieu au début du mois de novembre.
 


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