Fort Smith : Éclats de couleurs et altruisme

Marie-Christine Aubrey devant sa pièce L’Inconnue. « On ne la connait pas, c’est pourquoi elle s’appelle ainsi. On met un peu de son âme dans ce qu’on fait. Peut-être qu’elle me ressemble, c’est vrai qu’il y a quelque chose de moi là-dedans. Mais c’est aussi n’importe qui». (Gracieuseté MCA)

Marie-Christine Aubrey devant sa pièce L’Inconnue. « On ne la connait pas, c’est pourquoi elle s’appelle ainsi. On met un peu de son âme dans ce qu’on fait. Peut-être qu’elle me ressemble, c’est vrai qu’il y a quelque chose de moi là-dedans. Mais c’est aussi n’importe qui». (Gracieuseté MCA)

Remplie de joie et la tête pleine de projets, Marie-Christine Aubrey fait un compte rendu de son exposition au Northern Life Museum & Cultural Centre (NLMCC) qui s’est tenue à Fort Smith.

La passion de Marie-Christine Aubrey est frappante. En entrevue téléphonique depuis Fort Smith, cette femme parle de couleurs et de créativité avec une intensité qui résonne. À l’occasion de « Mon chemin en fibres d’art », elle a présenté ses pièces inspirées de l’Afrique ainsi que des paysages du Nord. L’exposition comprenait une vingtaine de nouvelles pièces, en plus de certaines œuvres du passé que ses admirateurs ont été contents de retrouver.

Cette artiste de Fort Smith sort des sentiers battus de la courtepointe traditionnelle et crée ses propres designs. Elle explique que « le monde [de la courtepointe] a changé et se tourne plus vers l’art maintenant. Il y a des artistes qui présentent leurs œuvres en tant que pièces d’art comme on présente une peinture ». Ce qu’elle fait d’ailleurs lors de cette exposition.

« Quand on regarde les portraits de loin, on pense que c’est une peinture alors que finalement, c’est fait uniquement de tissus », explique-t-elle. Et ça peut prendre du temps: une des pièces a pris un an à être confectionnée.

Sources d’inspiration
« Mon chemin en fibres d’art » est en mémoire de sa belle-mère, une chef infirmière et sage-femme qui a vécu en Afrique. « C’est une femme que j’ai beaucoup admirée. Pendant 40 ans, elle a vécu dans plusieurs pays et avait toujours de belles choses à raconter. Quand elle racontait une histoire, on avait l’impression de la vivre avec elle. C’était passionnant. Elle a beaucoup aimé l’Afrique, a su partager ces moments et aider les gens [là-bas] », raconte madame Aubrey.

Des idées plein la tête, cette artiste apprécie également partager sa passion lors d’ateliers qu’elle organise. On sent l’influence de l’altruisme de sa belle-mère, de par son implication dans la communauté. Le levier de l’artiste : la couleur.

Couleurs et altruisme

« Les couleurs nous aident beaucoup quand on a des journées bonnes ou difficiles. Je crois que, quand on s’entoure de couleurs, on se sent toujours mieux, n’est-ce pas ? », dit-elle simplement. « Dans chaque personne il y a un artiste, mais c’est seulement que les gens ne le développent pas».

Elle entend souvent des participants dire, lors de ses ateliers: « Je ne pensais pas que je pouvais faire ça ». Et elle leur répond : « Mais bien sûr! Tout le monde peut le faire. Il y a un artiste dans chaque personne, il faut prendre le temps de le développer. On peut faire de la photographie, de la peinture, on peut faire beaucoup de choses».

Aubrey ajoute d’un ton sérieux: « On vit dans un monde aujourd’hui qui est très actif. On est bousculé. Les énergies nous arrivent de chaque côté. Je trouve que quand on quitte ce monde, ne serait-ce que pour 10 minutes, ça nous détend. On travaille avec des couleurs, c’est incroyable ce que ça apporte finalement. Incroyable. »

Pour elle, cette passion constitue une façon privilégiée d’entrer en contact avec les gens. « Ils vous racontent des choses. Chez les aînés c’est super, j’entends toutes les histoires d’ici, à Fort Smith ». À son avis, ça permet aux gens de se libérer.

Projets futurs
« Je ne m’arrêterai pas, peu importe où je serai. Ce n’est pas possible! », conclut Madame Aubrey. Si on lui demandait ce qu’elle emmènerait sur une île déserte, on aurait pas long à parier qu’elle emporterait tissus, dessins et livres, dont elle ne peut se séparer.

Elle confie avoir tellement de tissus qu’elle pourrait survivre pour les 20 prochaines années. À chaque voyage, elle en récolte. Mais elle nous raconte tout heureuse qu’une amie ouvre un magasin de tissu à Fort Smith cet hiver. Il faut croire que sa collection n’a pas fini de prendre de l’ampleur.


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