Coupes budgétaires : Des parents demandent à Caroline Cochrane d’intervenir

Une seconde lettre envoyée au ministère de l'Éducation.
 

Des parents de l’école Boréale se mobilisent pour convaincre la ministre de l’Éducation, de la Culture et de la Formation (MECF), Caroline Cochrane, de permettre à l’école Boréale de conserver son personnel enseignant en la dispensant d’engager un coordinateur de l’enseignement inclusif.


Une lettre à cet effet devrait être envoyée à la ministre le 4 mai, en copie conforme à la directrice générale de la CSFTNO, Yvonne Careen. De 10 à 15 parents de l’école francophone ont dit qu’ils la signeraient, assure Kandace Shaw, dont les trois enfants fréquentent Boréale. La lettre cite la ministre Cochrane elle-même, qui aurait affirmé que « les recherches démontrent que ce sont les professeurs qui ont le plus d’impact sur les élèves et la performance ».
« En tant que parents, explique l’auteur de l’initiative, Richard Skelhorn, lui aussi parent d’élève de Boréale, nous ne sentons pas que nous avons besoin d’un coordinateur d’écoles inclusives. Nous n’avons que deux écoles, c’est ridicule. »


Une première lettre, similaire, avait été envoyée en mars par Mme Shaw, M. Skelhorn et un groupe de parents à l’ancien ministre du MECF, Alfred Moses. En réponse, un fonctionnaire du MECF avait suggéré à Richard Skelhorn d’entrer en contact avec Yvonne Careen. « J’ai trouvé ça insatisfaisant, relate M. Skelhorn, parce que c’est la directive du ministère qui a créé cette situation. » Il croit que la ministre Caroline Cochrane sera plus réceptive à cette nouvelle lettre que, dit-il, une majorité de parents veut signer.


La CSFTNO devrait tenir un vote le 23 mai, où sera adopté le budget de la prochaine année scolaire.

Classes à trois niveaux
Si la CSFTNO assure que le ratio professeur-élève restera un des meilleurs aux TNO, certains parents s’inquiètent plutôt de l’éventualité d’une seule classe pouvant contenir trois niveaux scolaires différents. La directrice générale de la CSFTNO, Yvonne Careen, a écrit à L’Aquilon que ce n’était pas dans les plans, mais son discours a semblé plus équivoque à M. Skelhorn. Enseigner à une classe de 20 élèves du même niveaux, ce n’est pas la même chose qu’enseigner à une classe de trois niveaux différents, souligne un parent qui désire conserver l’anonymat.


« Trois cours en une classe créeraient trop de stress aux professeurs, analyse Kandace Shaw, d’autant plus que pour plusieurs élèves, le français est une langue seconde. » Elle affirme que plusieurs parents songent à inscrire leurs enfants dans une autre école si des classes à trois niveaux scolaires sont mises en opération. « Mais les professeurs sont capables de faire la différence, ajoute-t-elle. Boréale est une école extraordinaire. »


La lettre écrite par les parents exprime également des inquiétudes sur l’impact de la diminution du personnel sur les activités parascolaires : « Hay River a des options très limitées sur les activités parascolaires et enlever ces professeurs aura une portée sur les clubs d’échec, de théâtre, de film et de basketball. L’école Boréale est déjà limitée par l’absence d’un gymnase (...), réduire encore les activités est contrintuitif. »

Transparence et manque de choix
La direction de la CSFTNO et la représentation des parents au sein du Conseil des commissaires sortent un peu écorchées de cet épisode. « On ne nous a pas fourni toutes les données, déplore ce parent qui tient à garder l’anonymat. Et quand on dit que la qualité d’enseignement ne va pas diminuer, je trouve ça insultant pour le personnel qui s’en va, c’est comme si ça voulait dire qu’il n’était pas bon. »


Mme Shaw déplore la situation, soulignant que dans les grandes villes les élèves peuvent opter pour des écoles offrant différentes spécialisations de langues, d’arts ou de sports. « Ici, nous avons le choix entre une école francophone et une école anglophone, explique-t-elle, mais le gouvernement veut nous enlever ce choix. Ça devrait être le choix des parents. C’est un avantage pour la communauté d’avoir une école francophone, avec des professeurs qui viennent de partout. »


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