Représentation LGBTQ+ : Comment les livres peuvent-ils nous unir?

10 novembre 2016
Charles Dent, Kristopher Jennings, Jacq Brasseur et Gerri Sharpe en mode création poisson arc-en-ciel, dans les locaux de Rainbow Coalition Centre, le 7 novembre dernier. (Crédit photo : Sandra Inniss)

Charles Dent, Kristopher Jennings, Jacq Brasseur et Gerri Sharpe en mode création poisson arc-en-ciel, dans les locaux de Rainbow Coalition Centre, le 7 novembre dernier. (Crédit photo : Sandra Inniss)

Le Rainbow Coalition Centre a reçu 1000 $ en livres, DVD et jeux de société, gracieuseté de la Commission des droits de la personne des Territoires du Nord-Ouest, le lundi 7 novembre dernier : l’occasion de parler de l’influence de la littérature dans le milieu LGBTQ+.

Autour d’une petite table au Rainbow Coalition Centre, une dizaine de personnes ont bricolé des poissons en arc-en-ciel. Charles Dent, président de la Commission des droits de la personne des TNO, a terminé le sien, s’est levé et a fait une courte allocution, heureux de présenter les nouvelles ressources offertes :

« On a essayé de trouver des moyens pour arriver à ce que les gens parlent de la diversité et de l’inclusion. Favoriser ces conversations devrait être notre rôle principal. On apprend plus sur nos droits quand on en parle. Que ce soit en lisant, en regardant des films ou en jouant à des jeux. »

Emily Smith, du Conseil d’alphabétisation des TNO, a ensuite pris la parole, expliquant que les jeunes aiment se voir dans les livres et qu’il est important qu’ils aient accès à des références qui les représentent positivement.

L’après-midi s’est poursuivie par une conversation sur la thématique de la littérature et de ce qu’elle pouvait apporter dans la vie quotidienne LGBTQ+. Le rôle des médias n’a pas été abordé en profondeur, mais on a mentionné qu’il était de sa responsabilité de soutenir les personnes non queer à comprendre la réalité du milieu LGBTQ+. Pour ce qui est de la littérature, les thèmes de la solitude, du manque de représentation de la bisexualité, de sa pluralité, ainsi que des questions de langage ont été énoncés. Voici quelques extraits :

« La représentation de la bisexualité, en vieillissant, ça m’a beaucoup marqué. C’est souvent empreint de stigmates et de mythes. On dit, par exemple, qu’une personne bisexuelle n’est pas capable de se brancher », peut-on entendre dès le début de la discussion.

« C’est important de voir qu’il y a de la solitude dans le fait d’être gai, bi, trans, bispirituel. Tu penses peut-être que tu es la seule personne, et de voir que quelqu’un d’autre l’a vécu, ça te fait sentir inclus, que tu as quelque [sur quoi t’appuyer] », renchérit une autre personne.

Et il n’y a pas juste une histoire de la bisexualité. Il y a celles des personnes autochtones, des personnes religieuses, d’une perspective masculine, féminine, etc. « Toutes sortes de realités », tient-on à préciser.

Il y a aussi le moment crucial de l’annonce de son orientation sexuelle. « J’étais certaine que mes parents allaient me jeter dehors de la maison, avant de leur annoncer, puisque c’est ce que j’avais lu dans les livres. Même si [mes parents] étaient super ouverts d’esprit. »

« [Comme je viens] d’une petite ville du centre de l’Alberta, les livres ont donné un langage [à quelque chose que je vivais]. C’est comme ça que je me sens, ça te permet d’en parler. Maintenant il y a plus de littérature et d’environnements sécuritaires à découvrir. C’est définitivement plus que juste un livre... »

On a expliqué que lorsqu’on ne sait pas nommer les choses, c’est plus difficile de s’entourer de gens qui nous correspondent. C’est en partie pourquoi il y a une panoplie d’appellations (LGBTQ+) pour définir le sentiment qu’une personne peut avoir vis-à-vis son orientation sexuelle, son genre ou son sexe.

À la suite de la conversation, Charlotte Upton, du Conseil de l’alphabétisation des TNO, a fait la lecture du livre Arc-en-ciel, le plus beau poisson des océans de Marcus Pfister, aux convives qui mangeaient des gâteaux décorés, aux couleurs de quoi? De l’arc-en-ciel.


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