Musique : Aux origines de la musique XVII

 La musique comme ensemble de systèmes sonores organisés en notes musicales et silences ; arrangées en rythmes, durées, intensité et timbre. Elle se développe depuis l’Antiquité dans des formes vocales et instrumentales transmises oralement. Toutefois, la transmission orale demande non seulement une bonne communication entre le musicien transmetteur et le musicien récepteur, mais une coprésence dans un même espace-temps. Cela implique la difficulté de l’interprétation musicale lorsque les distances spatiotemporelles entre le compositeur et l’interprète sont grandes.
Pour assurer la précision des interprétations, des efforts sont déployés pour représenter la musique à travers des signes écrits depuis l’apparition de l’écriture dans l’Antiquité, mais jusque la fin du premier millénaire de notre époque, ces efforts produisent seulement des systèmes alphabétiques sur lesquels sont superposées des signes diacritiques (postérieurement désignées comme neumes). Toutefois, cela présente une grande difficulté à l’enregistrement écrit des harmonies et des polyphonies. Raison pour laquelle plusieurs historiens considèrent que la musique de l’Antiquité est monodique et que les orchestres de la pantomime romaine ainsi que les chœurs de la Grèce antique, jusque les monastères bénédictins, chantaient et jouaient sur une même mélodie.
C’est dans le monastère bénédictin Pomposa en Italie qu’au début du deuxième millénaire est inventée la structure fondamentale de la musique écrite. Le moine bénédictin Guido réfléchit sur la difficulté des moines à se rappeler des plain-chants, chant qui est monodique et chanté a capella (sans accompagnement musical) et qui, dans plusieurs de ses interprétations, est connu comme le chant grégorien.
Lorsqu’il devient directeur de l’école de musique de la cathédrale d’Arezzo (raison pour laquelle il est appelé Guido d’Arezzo), il invente la solmisation, il sélectionne un ensemble de neumes pour représenter les notes musicales et il invente la portée et la méthode mnémotechnique connue comme la main guidonienne. La solmisation renomme les notes musicales que Boethieus avait nommées A, B, C, D, E et F et les remplace par ut, ré, mi, fa, sol, la, si, soit les premières syllabes des vers d’un hymne à San Jean Baptiste.
En étudiant les neumes il sélectionne les punctums (petits carrés) pour représenter les notes musicales. Il les place sur la portée (quatre lignes parallèles) et il invente la graphie de la main guidonienne, une main sur laquelle se trouvent les tons et demi-tons que les moines copient pour interpréter le plain-chant religieux.

L'auteur anime Trésor de la musique classique,
le dimanche et le mercredi à 21 h sur les ondes de Radio Taïga.


Ajouter un commentaire
Vous désirez laisser un commentaire en tant que : Anonyme
Mon compte

Politique des commentaires

L'Aquilon désire encourager des débats intelligents et respectueux entre les utilisateurs de son site Web. Nous voulons créer une plateforme où divers points de vue et opinions peuvent être exprimés sur une vaste variété de sujets.

Cependant, nous avons décidé d'établir un mécanisme de modération complète. Ainsi, tout commentaire est lu et évalué par un modérateur avant d'être mis en ligne sur le site. La modération est effectuée par les membres du personnel de L'Aquilon, selon un horaire variable. Un délai plus ou moins long peut survenir entre l'envoi d'un commentaire et son autorisation.

D'emblée, tous les articles produits par les membres du personnel et par nos pigistes permettront aux lecteurs d'émettre un ou des commentaires. Cependant, il est possible que l'option de commentaire soit désactivée en raison d'un manque de disponibilité pour effectuer la modération ou lorsqu'un article perd de son actualité.

Voici les paramètres qui guideront les modérateurs : - Éviter tout propos discriminatoire, en suivant les principes de la Charte canadienne des droits de la personne. - Éviter tout propos qui constituerait du libelle ou pourrait être perçu comme étant diffamatoire.

- Éviter le langage abusif, les injures ou les insultes

En acceptant les termes de cette politique des commentaires, vous reconnaissez que le journal ne peut être tenu responsable pour la publication de vos commentaires.

Seuls les usagers inscrits et acceptant la politique des commentaires peuvent émettre un commentaire.

Suivez-nous
Changer de ville
Sondage

Aucun sondage sur le site présentement!

Voir tous les résultats des sondages