Les femmes aux TNO : 50 % pour être mieux représentées

La ministre Cochrane (4e à gauche) lors de son premier jour de travail à l'Assemblée législative, entourée d'autres Ténoises. (Gracieuseté : CC)

La ministre Cochrane (4e à gauche) lors de son premier jour de travail à l'Assemblée législative, entourée d'autres Ténoises. (Gracieuseté : CC)

La ministre responsable de la condition de la femme, Caroline Cochrane, explique qu’il y a encore du travail à faire concernant la question de la représentativité des femmes dans des fonctions de leaders aux TNO. Elle raconte comment elle en est arrivée à devenir ministre, alors qu’elle ne s’était jamais intéressée à la politique auparavant.

«Aux Territoires du Nord-Ouest, les femmes ont toujours été des leaders dans leurs collectivités. La société a toutefois échoué à les reconnaitre comme telles », explique la ministre responsable de la condition de la femme, Caroline Cochrane.

Elle estime que la société actuelle échoue encore à reconnaitre les femmes en position de leadership en politique, ou dans des postes rémunérés.

« Nous sommes sous-représentées à la mairie, nous sommes sous-représentées aux gouvernements autochtones, nous sommes énormément sous-représentées à l’Assemblée législative », poursuit-elle.

Elle souhaite que 50 % des sièges dans ces milieux soient occupés par des femmes.

« Les femmes représentent 50 % des Territoires du Nord-Ouest, alors jusqu’à ce qu’on soit à 50 % de femmes aux postes de gouvernance, nous ne serons pas capables de dire que nous représentons les résidents des Territoires du Nord-Ouest. »

Campaign School for Women est l’un des programmes auquel la ministre Cochrane tient. Il vise à engager les femmes en politique ainsi qu’à leur donner les compétences et les connaissances voulues.

Diverses options sont à considérer pour les femmes qui aimeraient s’engager dans la politique, indique la ministre. Elle explique que certaines pourraient viser des fonctions de ministre, qui requièrent beaucoup de déplacements. Pour celles qui souhaiteraient concilier la vie travail-famille, il y a aussi des postes dans les municipalités, comme ceux de maire ou de conseillère municipale, qui permettent, par exemple, de demeurer davantage dans la collectivité.

De travail social à ministre
Caroline Cochrane occupe les fonctions de ministre responsable de la Société d’habitation des Territoires du Nord-Ouest, ministre des Travaux publics et des Services, ministre responsable de l’itinérance et ministre responsable de la condition de la femme.

« Je n’ai jamais pensé que j’aurais fait de la politique quand j’étais jeune, ça n’a jamais été un rêve pour moi. Je ne savais même pas le nom du premier ministre, en toute honnêteté. »

Inspirée puis engagée
Ça a d’abord et avant tout été une travailleuse sociale qui a inspiré et influencé Mme Cochrane quand elle était enfant : « Ça m’a donné envie d’aller en travail social, parce qu'une travailleuse sociale m’a aidée et je voulais donner au prochain ».

Toutefois, un moment est arrivé où Mme Cochrane en a eu assez. Après 20 ans à tenter de convaincre le gouvernement d’agir pour les causes qui lui tiennent à cœur, elle s’est engagée en politique.

« Nous avons des personnes itinérantes qui ont faim, des familles marginalisées, nous avons des mères qui ne peuvent pas prendre soin de leurs enfants parce qu’elles n’ont pas assez d’argent. J’étais fatiguée de me frapper la tête contre le mur, et du fait que personne ne m’écoutait… j’ai décidé que la seule façon de faire un vrai changement c’était [de devenir] un agent de changement. »

Quand elle est entrée en fonction, elle a compris l’ampleur du défi, principalement, le manque de fonds. «Alors au lieu de dire “OK, je veux donner de l’argent aux femmes monoparentales… et je vais avoir tous ces programmes et ces ressources”, j’ai compris qu’il n’y avait pas d’argent et qu’il fallait protéger les intérêts des résidents des Territoires. Et ça a été critique. »

Elle réitère la nécessité d’avoir des femmes dans des fonctions décisionnelles au gouvernement : « S’il n’y a pas assez d’argent et que nous n’avons pas de femmes qui occupent la moitié des sièges, nous avons des hommes qui prennent toutes les décisions pour les femmes et les familles quand [le budget] est serré, et nous devons faire attention à la façon dont nous dépensons cet argent. »


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