CSFTNO : Yvonne Careen mise sur les gains

12 novembre 2015
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La directrice générale de la CSFTNO, Yvonne Careeen, a aussi expliqué aux élèves la portée de la décision de la Cour suprême du Canada de ne pas entendre l’appel. 
(Photo : courtoisie de l’école Allain St-Cyr)

La directrice générale de la CSFTNO, Yvonne Careeen, a aussi expliqué aux élèves la portée de la décision de la Cour suprême du Canada de ne pas entendre l’appel. (Photo : courtoisie de l’école Allain St-Cyr)

Parents et professeurs de l’école Allain St-Cyr ont eu l’occasion de revenir sur la décision de la Cour suprême du Canada lors d’une réunion spéciale organisée par la CSFTNO dans la rotonde de l’école francophone.

 
Le 5 novembre à l’école Allain St-Cyr, la directrice de la Commission scolaire francophone des TNO (CSFTNO), a fait le point avec une trentaine de parents et professeurs, sur la décision de la Cour d’appel du Canada. Yvonne Careen a essentiellement parlé des points qui pèseront dans la balance des négociations avec le futur gouvernement ténois, car si c’est la décision de la Cour d’appel des TNO qui demeure, les négociations pour sa mise en œuvre pourront se faire à la lumière de jurisprudences établies au cours de cette année 2015.
Yvonne Careen a suggéré ses raisons pour lesquelles la Cour suprême du Canada n’a pas entendu leur appel. « La Cour reçoit près de 3000 demandes par année, mais ne peut qu’en traiter entre 180 et 200. Dans les deux dernières années, la Cour a déjà entendu trois cas similaires », a-t-elle dit, expliquant que les juges ont donné gain de cause unanimement aux Conseils scolaires francophones. Elle a énuméré les trois principes sur lesquels les autres commissions avaient eu l’appui de la Cour : les écoles en milieu minoritaire doivent être homogènes, c’est-à-dire que chaque école doit pouvoir éduquer ses élèves sous un seul toit; l’aspect comparateur doit être effectué avec des écoles de la majorité situées dans la même ville; l’égalité réelle. Avec ces nouveaux outils en main, la CSFTNO a bon espoir de bonifier les retombées des négociations avec le GTNO, en ce qui concerne l’école de Yellowknife où le manque d’infrastructure peut influencer les parents à ne pas inscrire leurs enfants alors que le nombre d’élèves au secondaire diminue encore.
Yvonne Careen a poursuivi en abordant le cas de l’école Boréale, et a affirmé que la cause de la Commission scolaire francophone du Yukon avait établi que la responsabilité de gérer les admissions appartenait au gouvernement. Et qu’au Yukon, comme partout ailleurs, cette responsabilité est déléguée à la Commission scolaire francophone. « Il n’y a qu’au TNO que la commission francophone n’obtient pas le droit de gestion. Au Yukon, le ministère a établi une directive ministérielle similaire à celle d’ici, la différence c’est qu’elle ne l’a jamais mis en œuvre. » Selon elle, c’est la directive ministérielle mise en place en 2008 qui rend la situation critique à Hay River, alors que le gouvernement tient la ligne dure quant à l’admission de nouveaux élèves. « Il nous tue à Boréale », s’est-elle exclamé.
Alors que tout reste à négocier avec le gouvernement en ce qui concerne les situations des deux écoles francophones, la CSFTNO mise sur la mobilisation de ses parents pour questionner les candidats aux prochaines élections territoriales du 23 novembre. La commission a fourni un mémo avec quelques questions concernant l’éducation francophone à soumettre aux candidats lorsqu’ils font du porte-à-porte.
Parmi l’auditoire, certains parents ont soulevé leur désir de changer l’état d’esprit des élèves. Selon Alexandre Larouche, les jeunes adoptent l’attitude « On fait pitié » et aimerait changé ça. « Maintenant que les instances juridiques sont achevées, il serait temps de passer à l’étape suivante, devenir plus positif, et allez de l’avant », a-t-il partagé. Un des commissaires de la CSFTNO, Simon Cloutier a repris ce thème, et a affirmé que l’atmosphère peut changer à l’école Allain St-Cyr, et que les discussions avec le gouvernement seront abordées avec un état d’esprit positif pour établir des dialogues constructifs et bénéfiques à tous.