Voler ou conduire, il faut choisir

Être canadien tout en résidant au-dessus du 60e parallèle apporte son lot d’isolement. Être français résidant au Canada, au-dessus du 60e parallèle apporte un autre lot d’isolement. En tant que Français, il n’y a rien à revendiquer au gouvernement canadien, mais en tant qu’expatrié, le Français se tourne vers Paris. Du camembert, du pastis, des cornichons? Non, ce n’est pas uniquement ça, et de plus, même à Hay River on en trouve de ces nécessités là.

C’est le droit de voter pour des élections françaises qu’il doit revendiquer, et finalement, son pays d’origine le lui permet… mais à ses frais.


Je m’imagine bien une Marie-Christine de Fort Smith, prendre son auto et conduire trois heures pour arriver à Hay River puis mettre le cap au sud pour douze heures de route vers Edmonton (1 350 km environ). Avec la même chose pour le retour, je me demande si c’est une des plus grandes distances dans un même pays que parcourrait un ressortissant français afin de mettre un bulletin dans une urne.

Sinon, il peut y avoir un André d’Inuvik qui prend l’avion pour exercer son droit de vote au scrutin du second tour uniquement. Le vendredi 6 mai, il met 5 heures pour arriver à Edmonton, doit dormir dans la capitale albertaine, voter le samedi, et revenir le dimanche en 6 heures. 2344 $ l’aller-retour en plus des deux nuits d’hôtel à Edmonton.
Heureusement que le mandat à l’Élisée est un quinquennat!


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