Éditorial : Vive les vacances

08 juillet 2014
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C’est parfois difficile de garder le cap tout au long de l’année alors que les semaines se suivent et se ressemblent parfois très fortement. Une équipe de journal doit faire face à certains facteurs qui détermineront la qualité de son travail.
D’une part, dès qu’un journal est terminé et mis à la poste, on commence à rechercher les prochains sujets. Il y a les sujets généraux qui n’ont qu’un lien ténu avec l’actualité. Ces sujets peuvent être publiés immédiatement ou dans un mois sans que cela ne fasse une différence. On parle ici d’article du genre portrait des gens d’ici ou d’entreprise d’ici. Puis il y a les sujets dictés par l’actualité elle-même. C’est le cas cette semaine avec notre article sur les incendies de forêt, ou se serait le cas si un ministre faisait une déclaration-choc ou encore, si Harper visitait encore le Nord. On peut parfois planifier ces reportages, mais plus souvent qu’autrement, il nous faut repousser certains dossiers pour faire place à l’immédiat; par exemple, un article sur la visite du premier ministre perdrait tout son cachet ne serait-ce qu’une semaine plus tard.
D’autre part, il y a un piège à éviter qui relève du caractère répétitif de notre travail. Des événements reviennent tous les ans à la même date. On pense ici aux événements rattachés à des commémorations comme le Jour du Souvenir, la Saint-Jean, la Semaine de la PME, etc.
Ce sont des sujets incontournables et dès qu’on a travaillé au journal depuis un an, on a l’impression de simplement se répéter. Quand c’est possible, il faut donc trouver une façon différente d’aborder un tel sujet, mais ce n’est pas toujours facile.
Mais le pire facteur, c’est le manque de rétroaction de la part de la communauté et des lecteurs et des lectrices. Vous avez probablement remarqué qu’il y a rarement de courrier du lecteur qui parvient au journal, ou même de commentaires sur nos articles paraissant sur notre site Web. Pendant un an, un journaliste s’échine à trouver des sujets qui vous intéresseront, mais rarement nous recevons une lettre pour nous féliciter de notre choix ou de notre trouvaille. Il faut avouer cependant qu’on reçoit tout de même ces félicitations de vive voix, et ça fait chaud au cœur. La situation est encore pire l’été, alors qu’on sait que plusieurs abonnés sont à l’extérieur et ne liront pas le journal avant leur retour.
C’est pour ça, alors que Denis est en vacances et que je me rends à une réunion dans l’Est, que nous décidons de ne pas publier un numéro, celui du 19 juillet. Ce sera une pause des plus bienvenue.
Bonnes vacances à tous!
 


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Écrit par Anonyme, 15 juillet 2014, 16 h 51
Je me souviens de cette réalité journalistique vécue pendant 14 mois, probablement parmi les plus formateurs de ma jeune existence.