Vie associative : Vers une association franco-culturelle dans le Slave Sud

26 février 2015
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Le vice-président de l'AFCHR, Philippe Beaupré, et l'agente de développement, Klaudia Mika

Le vice-président de l'AFCHR, Philippe Beaupré, et l'agente de développement, Klaudia Mika

Hay River et Fort Smith pourraient renforcer leurs liens.
 

L'Association franco-culturelle de Hay River (ACFHR) décidera le 22 mars prochain en assemblée générale si elle appuie sa dissolution — ou sa reconfiguration — au bénéfice d'une association qui couvrirait le sud du Grand lac des Esclaves, dont Fort Smith.
Le but de cette idée, qui n'est pas nouvelle en soi mais a été formulée de nouveau lors du Conseil des présidences et des permanences à Yellowknife, le 21 février dernier, est d'appuyer la survie de la communauté francophone de Fort Smith. Juridiquement, son association n'existe plus et le conseil d'administration ne compte plus que la présidente Marie-Christine Aubrey et la trésorière Karen Zaidan. La première s'est déclarée favorable à la création d'une association franco-culturelle régionale. « L'Association de Fort Smith n'a pas d'employés, pas de bureau, explique Mme Aubrey. Je tiens le flambeau depuis 24 ans. J'ai encore du souffle, mais pour combien de temps? » Mme Aubrey cite comme modèle positif l'Association du delta du Mackenzie.
Le vice-président de l'AFCHR, Philippe Beaupré, croit que la création d'une nouvelle association sera acceptée le 15 mars. « C'est un beau projet, une belle opportunité », dit-il. Il ignore néanmoins le temps nécessaire pour réaliser les étapes préalables à la mise sur pied de la nouvelle structure. On parle ici, à Hay River comme à Fort Smith, de certains changements qui sont rendus nécessaire, comme la fermetures du compte bancaire de Fort Smith, de changements de statut et de règlements pour Hay River et d’avis de dissolution pure et simple pour Fort Smith. Faudrait-il élire un nouveau conseil d'administration? Philippe Beaupré spécule que Marie-Christine Aubrey, qui veut rester engagée, pourrait prendre le poste laissé vacant à Hay River par le départ de Véronique Thiffault.

Des liens à approfondir
Selon Marie-Christine Aubrey, la création d'une association régionale augmenterait les chances de financement auprès de Patrimoine canadien. Cette future association renforcerait les liens qui existent déjà entre les deux communautés. « Il y a davantage de francophones à Hay River, mais ce sont des communautés qui se ressemblent. Elles vont travailler ensemble et une dynamique va se créer. »
Selon le directeur de L’Aquilon qui a habité Hay River de 2004 à 2008, l’idée de former une association ayant une vocation régionale n’est pas nouvelle. « Il y a quelques années, l’agente de développement de l’AFCHR à l’époque, Catherine Boulanger, avait entamé des démarches avec des francophones de Fort Simpson, notamment l’avocat d’origine métis Rock Matte. Le principe régional encadrerait donc Fort Smith, mais ça pourrait prendre en considération les francophones de Fort Simpson et ceux de Fort Providence. »
M. Bessette fait aussi remarqué l’importante population métis (francophone à l’origine) tant à Fort Smith qu’à Fort Resolution comme des membres potentiels.