H1N1 : Vaccination record

16 janvier 2014
0 Commentaire(s)
De gauche à droite, André Corriveau, médecin-hygiéniste en chef des TNO, et Jack Abernathy, ministre de la Santé et des Services sociaux. « Le nombre de cas de H1N1 ressemble à celui qu'on voit chaque année, de dire le Docteur Corriveau. »

De gauche à droite, André Corriveau, médecin-hygiéniste en chef des TNO, et Jack Abernathy, ministre de la Santé et des Services sociaux. « Le nombre de cas de H1N1 ressemble à celui qu'on voit chaque année, de dire le Docteur Corriveau. »

2000 vaccins supplémentaires commandés pour la population territoriale
 

Les Territoires du Nord-Ouest vivent une année record en ce qui a trait au nombre de vaccinations contre le virus H1N1, au point où le gouvernement a commandé d'urgence 2000 vaccins supplémentaires.
« Cette année, a déclaré en conférence de presse le 10 janvier dernier Jack Abernathy, ministre de la Santé et des Services sociaux (MSSS), nous avions commandé 15 250 doses pour vacciner 36,8 % de la population. » « Habituellement, a poursuivi André Corriveau, médecin-hygiéniste en chef des TNO, nous en utilisons seulement 9 à 10 000. » Or cette année, le pourcentage de la population se faisant vacciner est passé de 20 à 35 %, de sorte que le 10 janvier dernier, il ne restait plus que 700 vaccins disséminés dans tous les Territoires du Nord-Ouest. Dans la seule journée du jeudi 9 janvier à Yellowknife, 520 personnes ont reçu le vaccin.
Confronté à une possible pénurie, le MSSS a commandé plus de 2000 vaccins, dont 590 devaient arriver le mercredi 15 janvier, au moment d'aller sous presse, et 810 autres plus tard dans la semaine; 690 autres arriveront progressivement les semaines prochaines des États-Unis et d'Europe. Ces vaccins supplémentaires sont réservés dans un premier temps pour les groupes à haut risque, comprenant les femmes enceintes et les enfants en bas de cinq ans. « Il y a un nombre important d'enfants de moins de cinq ans qui ont souffert du H1N1 dans d'autres provinces, de dire André Corriveau. Ils ont moins eu l'occasion de développer des anticorps. »
Pour le médecin-hygiéniste en chef des TNO, malgré la quasi-pénurie de vaccins, la population des TNO ne doit pas s'inquiéter. « Il n'y a aucune activité inhabituelle cette année, a-t-il déclaré. Le nombre de cas ressemble à celui qu'on voit chaque année. La demande élevée est peut-être due à la reconnaissance du nom H1N1 par la population, qui était associé avec danger en 2009. » En date du 10 janvier, il y avait 53 cas confirmés de H1N1 aux Territoires du Nord-Ouest, dont 13 hospitalisations. Ces derniers cas, précise le Docteur Corriveau, souffraient préalablement d'autres problèmes de santé. Trois jours plus tard, le nombre de cas confirmés avait grimpé à 69.
Au Québec et en Colombie-Britannique, le nombre de vaccinations a également augmenté dans les derniers mois; dans ces provinces, les autorités ont déclaré que le nombre de cas de H1N1 n'était pas plus élevé que les années précédentes.
Au plus fort de la crise, on demande aux parents de garder chez eux les enfants infectés, afin qu'ils ne répandent pas la grippe.