Fort Smith : Unique aux Territoires

09 mai 2013
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La chienne Sadie s'entretient avec le lama Pumpkin. (Crédit : Hélèna Katz)

La chienne Sadie s'entretient avec le lama Pumpkin. (Crédit : Hélèna Katz)

Mike Couvrette et Hélèna Katz possèdent la seule ferme d’alpagas aux Territoires du Nord-Ouest. Celle-ci est située à Fort Smith.

Hélèna Katz habite la ville de Fort Smith depuis que son conjoint Mike Couvrette a décidé de se procurer des alpagas. Comme le couple vit à l’extérieur de Fort Smith et possède trois acres de terre, le choix des alpagas était évident puisqu’ils sont des animaux tranquilles, doux et gentils.
Leurs animaux sont originaires des montagnes du Pérou et ils ont l’habitude des températures froides, alors les bêtes ne ressentent pas trop les temps hivernaux du Nord canadien. Et pour protéger le troupeau des loups, ours et coyotes rôdant aux alentours, les propriétaires de Flat World Alpaca Farm possèdent également deux chiens, Montagne des Pyrénées.
Étant les seuls propriétaires d’une ferme de la sorte, le voisinage et la collectivité sont curieux et intéressés par les produits dérivés du troupeau composé de quatre mâles et cinq femelles. De fait, la laine et le fumier qu’ils vendent comme engrais pour les jardins et les plantes sont populaires dans les collectivités ténoises. En plus de ne pas avoir de concurrent local, un autre des avantages pour le couple est qu’il s’agit d’un élevage calme. De plus, le fait d’avoir un petit nombre d’animaux leur permet d’apprendre à connaitre les différents tempéraments de ces derniers. Madame Katz souligne qu’une fois par an, ils doivent tondre les animaux. Cela exige de Mike Couvrette et d’Hélèna Katz d’être autonomes dans les traitements qu’ils doivent donner aux alpagas. Aussi, la distance éloignée de leur ferme exige qu’ils se déplacent plusieurs fois par année près de High Level, en Alberta, pour acheter du foin et d’autres produits nécessaires à l’élevage.
Hélèna Katz affirme qu’au moment de la tonte annuelle, la qualité de la laine varie d’une bête à l’autre, par exemple, certaines produisent plus de laine, laquelle est également de meilleure qualité. Ainsi, ils font la sélection des bêtes qui ont la génétique sujette à donner une bonne progéniture. Puis, ils envoient la fibre en Alberta dans un endroit spécialisé et lorsque le produit de la transformation leur est retourné, ils connaissent de quel animal la laine provient et ils identifient chaque ballot selon le nom donné à l’alpaga. De plus, le couple s’assure de porter une attention particulière lors de l’accouplement afin de réunir les mâles et les femelles à même de produire une laine de grande qualité.
Il s’agit d’un souhait qui se réalise pour Madame Katz d’avoir une ferme, puisque c’était ce qu’elle désirait pendant son adolescence.