Portrait : Une ville comme un village

11 mai 2015
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Danse et jardinage sont les passe-temps de Karine Savoie, une Acadienne qui demeure aux TNO depuis novembre 2013. (Denis Lord)

Danse et jardinage sont les passe-temps de Karine Savoie, une Acadienne qui demeure aux TNO depuis novembre 2013. (Denis Lord)

« Les gens sont gentils, il y a beaucoup d'entraide. » — Karine Savoie

 

Karine Savoie fait partie de la diaspora néobrunswickoise de Yellowknife; elle y a trouvé une terre d'accueil pour un séjour qui pourrait être de longue durée.
« Ici, considère Karine, les gens sont gentils, il y a beaucoup d'entraide. C'est comme un petit village, mais dans une ville. Ça me fait penser à chez nous. »
Le « chez nous » dont Karine parle, c'est Neguac, dans la péninsule acadienne. En sortant du village, d'un côté sont les Anglais — Miramichi —, de l'autre, les Francos — Tracadie. L'Acadienne a vécu au milieu ces deux cultures et est parfaitement bilingue. Elle considère cependant que, comme plusieurs Acadiens, il y a un peu trop d'anglais dans son français et elle aimerait corriger cette situation.
Nombre des clients du garage du grand-père de Karine font partie du peuple micmac. Elle connait quelques mots de la langue de ce peuple, dont la culture et la mentalité, à son sens, s’apparentent à celles des Autochtones des TNO.

Hivers
Le père de Karine est installé aux Territoires du Nord-Ouest depuis une vingtaine d'années. Elle est venue le visiter une première fois à 15 ans, faisant le trajet en voiture à partir d'Edmonton. T'aurais aimé t'installer ici à l'époque, Karine? « Pas du tout », rit-elle. Yellowknife ne constitue pas fatalement le rêve d'une ado.
Mais Karine est revenue passer quelques mois il y a trois ans, et s'est établie en novembre 2013, pour le travail et la famille. Elle est adjointe administrative à l'agence de placement Office Compliment, qui fait aussi de la comptabilité. Elle écrit des curriculum vitæ, répond au téléphone, fait de l'entrée de données.
Karine n'a pas trouvé trop le temps de fréquenter personne en dehors de sa famille, mais elle a eu l'occasion de faire un peu de bénévolat pour l'Association franco-culturelle de Yellowknife lors de la cabane à sucre au château de glace. Elle suit des cours de natation, fait du jardinage et danse le hip-hop dans les clubs.
T'aimes Yellowknife, Karine? « Oui, sauf l'hiver. Mais j'aime quand même mieux l'hiver ici qu'au Nouveau-Brunswick. »