Rencontre avec le ministère de l’Éducation : Une rencontre qui n’aura pas lieu

La rencontre qui devait avoir lieu entre la Commission scolaire francophone (CSF) des Territoires du Nord-Ouest et le ministère de l’Éducation, de la Culture et de la Formation, mercredi dernier, a été annulée à la dernière minute par ce dernier. Résultat : la consultation publique avec les parents, avant de se rendre sur les tables de négociations en avril prochain, n’aura probablement pas lieu, faute de propositions.

 

Contacté par L’Aquilon, le bureau du ministre de l'Éductation, de la Culture et de la Formation a laissé savoir qu’un conflit d’horaire était à l’origine de l’annulation de la rencontre. Selon eux, ils ont proposé de reporter la rencontre dans l’après-midi. Cependant, la CSF aurait répondu, à leur tour, que cela créait un conflit d’horaire avec elle. Or, dans un courriel transmis par Philippe Brûlot, directeur général de la CSF, à L'Aquilon, ce dernier nie l'idée selon laquelle le gouvernement aurait proposé de reporter cette rencontre à l'après-midi même.

Mercredi, M. Brûlot a accordé une entrevue à Radio Taïga. Il a rappelé que cette rencontre avait déjà été reportée, par le passé. « Et finalement, quand on s’est tous déplacés, incluant les gens qui venaient de Hay River, quinze minutes avant la rencontre, on me dit que c’est annulé », lance M. Brûlot, visiblement déçu de la tournure des événements. Il n'avait alors reçu aucune indication du ministère concernant une remise de la rencontre à une date ultérieure.

« Nous ne voulons pas arriver à une entente à rideaux fermés », rappelle le directeur général. Pour lui, cette rencontre préliminaire avec le ministère était primordiale. Il s’agissait de recevoir les propositions du ministère, avant les négociations, afin d’en discuter en consultation publique avec les parents. « On voulait avoir ces offres-là pour les discuter, les expliquer à nos parents », a-t-il dit. Cette rencontre avec les parents avait d’ailleurs été annoncée par la CSF, en février dernier. Elle avait alors convié tous les parents à une séance d’information dans ses écoles. M. Brûlot a confié à la radio : « On avait dans l’espoir d’en arriver à une entente, [toujours] dans l’espoir de pouvoir négocier, dialoguer et ne pas se rendre en Cour suprême. ».

Il a cependant regretté qu’il soit impossible, cette fois-ci, de remettre la rencontre avec le ministre Lafferty. « Si on avait voulu organiser des rencontres avec nos parents pour les informer, et bien, c’était entre aujourd’hui et le 6 avril », a-t-il dit. « Le fait est que, malheureusement, on manque de temps », a-t-il expliqué. Il a souligné la difficulté de déplacer tout le monde pour cette rencontre préliminaire avec le gouvernement.

M. Brûlot a assuré qu’il comprenait le contretemps du ministre Lafferty, mais que cela faisait des mois qu’une demande de négociation avait été faite. « On ne va pas dialoguer et engager la conversation la veille du procès. C’est maintenant que ça se passe! », a-t-il lancé.