Sport : Une question de temps

16 août 2012
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Cathy Roy et Christine Soucy se réjouissent après leur semi-marathon. (Photo : Maxence Jaillet)

Cathy Roy et Christine Soucy se réjouissent après leur semi-marathon. (Photo : Maxence Jaillet)

Des coureurs à pied de Yellowknife finissent leur épreuve en respectant leur objectif et laissent la fierté se déposer sur leur accomplissement.

Le dimanche 12 août se courait à Yellowknife le Marathon Overlander Sports 2012. Ce sont 172 coureurs qui ont franchi la ligne d’arrivée des différentes distances proposées, soit les 42,195 km du marathon, les 21,1 km du demi-marathon, les 10 km du 10 000 mètres et les 5 km pour les marcheurs. Parmi les coureurs qui ont traversé la capitale ténoise, quatre résidents ont complété une course qu’ils tentaient pour la première fois. C’est le cas de Ty Hamilton qui, pour son premier marathon, a réussi à finir en première position. Pour ce coureur aguerri, ce n’est toutefois pas la position à laquelle il arrivait qui était important, mais c’était plutôt d’atteindre la ligne blanche avant le temps qu’il s’était fixé. « Je suis content, bien sûr, mais c’est vraiment la montre contre laquelle je courrais, je voulais arriver avant 3 heures 5 minutes. J’ai couru les montées en fonction de mon rythme cardiaque et j’ai dévalé les pentes rapidement tout en réduisant mon rythme », commente celui qui a conclu sa course en 3 heures 2 minutes et 51 secondes. Ty Hamilton raconte qu’il voulait déjà courir cette distance l’été dernier, mais qu’une blessure l’a freiné dans son élan. Il a suivi un programme pour concrétiser son but cette année alors qu’il a préféré courir durant l’hiver du Grand Nord plutôt que de faire du ski de fond, qui ne correspond pas au même effort pour ces genoux. « Je n’ai rien fait de trop discipliné, dit-il, car je voulais quelque chose qui s’inscrivait dans mon rythme de vie, avec ma femme, mes enfants. Je me suis assuré de faire des distances plus longues que le marathon, mais aussi de faire des courses rapides pour élever mon rythme de course. »
Cathy Roy et Christine Soucy s’étaient elles aussi fixé un objectif. En décembre dernier, autour d’une bouteille de vin, les deux amies se sont entendues pour courir le demi-marathon de 2012. « Ça a été un entrainement de 14 semaines », explique Cathy Roy alors qu’elle a terminé son parcours en 1 heure 58 minutes. « Je voulais absolument finir en moins de 2 heures. « Notre entrainement a fonctionné », s’exclame Christine Soucy qui rejoint son amie quelques secondes après avoir franchi la ligne en 2 heures pile. « Tu sais, Cathy, tu m’as vraiment poussée, halète-t-elle. J’ai pensé souvent à cette phrase : Pain is temporary, Pride is forever ». Les deux femmes qui n’avaient jamais vraiment couru avant cette aventure s’étreignent et se félicitent. La fierté du défi relevé émane autour d’elles. Enfants et maris sont là également, disent bravo et sourient. « C’est inspirant pour les enfants de voir leur mère courir. Pour moi aussi. Même que peut-être que je vais le faire avec elle l’an prochain. D’ailleurs, regarde, même sa sœur est fière d’elle », dit le conjoint de Cathy Roy en brandissant un message texte qui affiche : « Dis-lui que c’est mon idole!!! »
C’était la première fois que Vincent Favre participait à une course de 10 000 m. Son objectif était de finir sa course en 50 minutes. Avec ses 50 minutes et 29 secondes, il se dit satisfait. « Je cours régulièrement, mais cette fois-ci, durant les trois dernières semaines, j’avais un partenaire de course avec lequel je suis allé au-delà de ce que je faisais. J’ai acquis de la résistance », avance-t-il. Quelques heures après son effort, alors qu’il participe au repas de poisson frit organisé après la course sur un quai aux abords de la baie Back de Yellowknife, Vincent Favre se dit qu’il participerait bien au demi-marathon 2013 : « Avec beaucoup d’entrainement, je pense que je peux le courir en 1 heure 50 minutes ».