Sport : Une première compétition

07 avril 2011
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Elianta Jaillet et Noah Haché sur le tatamis de leur première compétition de judo. (Photo : Maxence Jaillet)

Elianta Jaillet et Noah Haché sur le tatamis de leur première compétition de judo. (Photo : Maxence Jaillet)

Des francophones relèvent le défi de la discipline olympique.


Deux athlètes de l’Association de Judo des Territoires du Nord-Ouest ont vécu leurs premières expériences de compétition de judo durant la première fin de semaine du mois d’avril. Noah Haché (11 ans) et Elianta Jaillet (9 ans) ont participé au championnat international de judo d’Edmonton qui s’est déroulé du 1er au 3 avril en plein cœur du West Edmonton Mall.

Combattant dans la catégorie des -57 kilos chez les filles de moins de 13 ans, Noah Haché a affronté deux adversaires de ceinture orange. Elle-même ceinture jaune (un grade inférieur), elle a réussi à remporter son deuxième combat par Ippon (10 points) après avoir subi une défaite par Ippon également, contre la jeune fille qui s’est hissée sur la première marche du podium. Noah Haché s’est dite enthousiasmée et vraiment heureuse d’avoir participé à sa première compétition sportive. « Je suis satisfaite de ma médaille d’argent et je veux continuer le judo pour en gagner d’autres. Je me suis fait mal à la tête pendant le premier combat, mais je me suis relevée et j’ai gagné le second. C’était fun. J’étais impressionné de combattre au West Edmonton Mall où je fais du magasinage d’habitude. Là, tout le monde te regarde et je m’attendais à ce qu’il y ait beaucoup de personnes et il y en avait. »

Elianta Jaillet raconte qu’elle a aimé combattre avec des gens qu’elle ne connaissait pas. « Je me suis fait des amies et j’ai aimé la compétition », dit-elle, une médaille d’or au cou. « J’ai envie d’y retourner, j’ai appris qu’on pouvait tous être des gagnants et la prochaine fois je vais essayer de mieux faire mes étapes et mieux réussir mes techniques. »
D’après Mario Desforges, le sélectionneur de l’équipe de compétition de l’Association de Judo de Yellowknife, les deux jeunes filles ont montré qu’elles avaient non seulement le potentiel pour faire du bon judo, mais surtout elles ont démontré une éthique d’entrainement qui répond aux exigences des futurs athlètes ténois. « Le judo aux TNO est en développement, explique Mario Desforges. Nous n’avons pas beaucoup de judokas avec de l’expérience, mais quand on va dans le Sud pour se mesurer aux autres provinces, il faut que l’on soit mieux préparé et plus fort physiquement. »
Avant de s’installer à Yellowknife, celui qui a lancé, il y a sept ans, la machine Judo au Nunavut, mentionne que le fruit de son travail dans l’autre territoire est palpable actuellement. « L’équipe du Nunavut s’est présentée à Edmonton avec 18 judokas. Plusieurs d’entre eux sont des jeunes qui ont commencé avec moi et Jo-Anne Falkiner avec qui j’ai bâti Judo Nunavut. C’était bien de les revoir quand ils se sont arrêtés à Yellowknife durant leur voyage vers l’Alberta et qu’ils fassent deux entrainements avec le groupe des TNO. »

Marie-Claude Grenier, une ceinture brune qui a commencé le Judo à Iqaluit il y a six ans, du temps de Mario Desforges, s’est une fois encore démarquée sur le tatami. 

« Je suis dans la catégorie Open (+78 kg) des 19 ans et plus, c’est-à-dire que tout ce qui se présente devant moi je dois l’affronter. Durant la finale, la fille en face de moi pesait 10 kilos de plus que moi et je me suis dit que je ne devais pas reculer et foncer. Au final, j’ai gagné une médaille d’argent et c’est une de plus pour le Nunavut », avoue Mlle Grenier qui insiste que pour elle la fierté c’est de pouvoir ramener des médailles au territoire. « Plus tu vas faire de la compétition, plus tu vas être meilleur et plus tu vas avancer », analyse-t-elle.