Une partie de tennis à deux gagnants

Wimbledon oblige, j’aimerais comparer la bataille du gymnase d’Allain St-Cyr mené par la CSFTNO et le GTNO à un match du Grand Chelem, où dès le départ, on sait qu’il faut trois sets pour gagner.


Dès 2006, la CSFTNO mène le premier set avec le dynamisme de son école et clame ses besoins d’agrandissement. Elle défie le GTNO avec l’annonce d’un procès, mais le gouvernement remporte le jeu décisif en imposant la directive ministérielle de 2008, qui restreint l’admissibilité des nouveaux inscrits dans les écoles francophones.

Malgré la phase un de l’agrandissement de l'EASC, la CSF perd également le second set dans un statuquo qui durera deux ans, jusqu’au début du procès en octobre 2010.

À deux manches à 0 et sans jeu décisif, le troisième set est interminable. La CSFTNO doit remporter sa première manche avec un jugement de première instance favorable rendu en juin 2012.

La quatrième manche semble être à l’avantage du GTNO, grâce au jugement de la Cour d’appel des TNO, qui réduit considérablement les acquis de la première instance, mais ce nouveau bris d’égalité de janvier 2015 impose tout de même la construction du gymnase tant convoité.

La dernière manche se joue avec le verdict de l’arbitre central, qui ne viendra finalement pas. Début 2016, la Cour suprême du Canada annonce qu’elle ne désignera pas le vainqueur. Entre-temps, le gouvernement territorial a changé de tenue avec l’élection de sa 18e assemblée, et le gouvernement fédéral dit vouloir distribuer des balles neuves.

À égalité, ne cherchant plus les deux jeux d’écart, le gouvernement des TNO vient de lancer un dernier revers en profondeur le long de la ligne en chuchotant à son adversaire : « si tu cours assez vite durant l’été et renvoies cette balle avec du financement extérieur pour la communauté, peut-être que j’attraperais la balle à pleine main et que nous construirons cet espace ensemble. » Le public pourrait aussi bénéficier de cette fin de match, en encourageant la CSFTNO à renvoyer le plus beau lob possible.

À lire :

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