« Destination Canada » : Une main-d’oeuvre européenne qualifiée

10 décembre 2009
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Sylvie Francoeur et Demba Diakhaté ont fièrement représenté la communauté ténoise chez nos cousins européens, lors des forums d’emplois« Destination Canada », organisé par l’Ambassade du Canada, du 16 au 21 novembre 2009. (Photo : Courtoisie CDÉTNO)

Sylvie Francoeur et Demba Diakhaté ont fièrement représenté la communauté ténoise chez nos cousins européens, lors des forums d’emplois« Destination Canada », organisé par l’Ambassade du Canada, du 16 au 21 novembre 2009. (Photo : Courtoisie CDÉTNO)

Le Conseil de développement économique des Territoires du Nord-Ouest (CDÉTNO) a ramené 247 candidatures européennes lors de la dernière édition de la foire d’emplois «Destination Canada», s’étant déroulé en Europe, du 16 au 21 novembre dernier.

« Destination Canada », une foire de l’emploi à laquelle participe le CDÉTNO depuis les trois dernières années, a permis de cumuler 247 curriculums vitae d’employés qualifiés et bilingues souhaitant vivre l’expérience du Nord canadien. Deux membres du conseil, Sylvie Francoeur, directrice du CDÉTNO, et Demba Diakhaté, agent de développement économique,  ont fait office de représentants pour la foire qui a attiré plus de 2800 personnes.

Overlander Sports, la mine Diavik Rio Tinto, la Garderie Plein Soleil et plusieurs autres employeurs tant du côté du gouvernement des TNO (GNTO) que ce celui du privé, ont pu profiter de cette visibilité unique organisée par l’Ambassade du Canada, à Paris et à Bruxelles. Sylvie Francoeur, directrice du CDÉTNO, s’y rendait pour la première fois.

La directrice a dressé un portrait de la situation économique et de l’espace ténois, dans une présentation avant le début des kiosques d’emploi. Ils ont pu ressentir le succès de ce panel grâce au grand nombre de candidatures reçues.

« Ça m’a donné une belle idée de l’événement et des moyens pour améliorer le réseautage dorénavant », a-t-elle assuré, visiblement satisfaite des présentations et des candidatures accumulées en terre européenne. « Nous avons dû faire une présélection des CV qui nous ont été remis, sans quoi nous serions revenus avec le double de candidatures! », ajoute même Mme Francoeur. Seuls des candidats bilingues  ont été retenus et, selon Demba Diakhaté, le CDÉTNO travaille actuellement à développer des moyens plus efficaces pour favoriser leur embauche. Des possibilités d’entrevue par vidéoconférence, un constant suivi de l’intérêt des employeurs et des candidats par le CDÉTNO ainsi que l’application du nouveau programme de candidature du GTNO pour faciliter le processus d’immigration sont tous des outils qui favoriseront l’expansion du secteur de l’employabilité aux TNO.

Mme Francoeur et son collègue, M.Diakhaté, ont toutefois précisé que l’embauche d’immigrants ne viendra pas faire une compétition aux candidats locaux et canadiens. « Il s’agit seulement de répondre aux besoins de main-d’oeuvre qualifiée des employeurs d’ici qui sont en pleine expansion », soutient M.Diakhaté. Mme Francoeur précise que, dans le domaine de la restauration, par exemple, il est plus facile d’aller chercher des chefs en Europe qu’au pays, puisque « le Canada ne produit pas beaucoup de chefs » par rapport au besoin présent. « Les employeurs doivent faire un effort local, puis national, avant de se tourner vers l’embauche à l’international », a affirmé Mme Francoeur.

Elle explique qu’il est, par contre, parfois plus facile d’aller recruter à l’extérieur du pays. « Les gens qui  décident de venir au Canada ont déjà pris une grande décision, c’est-à-dire de faire le grand saut et de changer de pays, alors que c’est à Montréal ou à Yellowknife, la décision est déjà prise », a illustré Mme Francoeur en soutenant qu’il pouvait être plus difficile pour un Canadien de venir s’installer dans le Nord, dans ce contexte décisionnel. Durant les panels, les représentants des TNO ont axé leur présentation sur les avantages du travail en milieu nordique : accumuler de l’expérience, faire face à moins de compétition et posséder l’opportunité de diversifier leur champ d’intérêt. Ils n’ont cependant pas caché que l’éloignement et le climat pouvaient facilement décourager certains employés à demeurer en sol ténois.

Dès janvier, le CDÉTNO poursuivra sa campagne de recrutement, lors de forum d’emplois prévus dans le pays, notamment à Ottawa et Montréal. « Les employeurs se sont montrés très satisfaits de la qualité des CV que nous avons ramenés », conclut Mme Francoeur.