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Direction du Collège : Une façon de faire dénoncée

Favori Impression :: Une façon de faire dénoncée Maxence JailletMaxence Jaillet
Paru le 11 février 2010
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L’ancien directeur du Collège des TNO veut des explications.

 

Donald Violette n’accepte pas la façon dont il a été traité. Pour lui, la Fédération franco-ténoise a brisé, le 3 décembre 2009, le contrat qui les liait, et il ne comprend pas pourquoi, du jour au lendemain, il a été démis de ses fonctions. L’ancien directeur du Collège des TNO cherche des réponses afin de corriger ce qu’il appelle une atteinte à sa réputation.

Lorsque, le 8 décembre dernier, Donald Violette a été questionné par L’Aquilon sur les raisons du changement de direction à la tête du Collège, celui-ci n’a pas voulu commenter outre mesure. « J’aimerais mieux ne pas en parler tout de suite », s’était-il limité à dire, ajoutant tout de même qu’il avait d’autres défis qui l’attendaient et que la décision avait été prise de ne pas renouveler son contrat.

Deux mois plus tard, libre de s’exprimer publiquement sur son ancien employeur depuis le 1er janvier 2010, l’ex-directeur du Collège veut reprendre la parole et éclaircir les événements.

Lors de la réunion du conseil d’administration du Collège des TNO (CTNO), le 29 novembre, à Hay River, la décision a été prise de tenir une réunion spéciale pour discuter du contrat de travail de M. Violette. Au lieu du 7 décembre, comme il avait été convenu, le CA de la FFT et celui du CTNO (sensiblement les mêmes) se sont entretenus en rencontre extraordinaire, le mercredi 2 décembre, en l’absence de M. Violette. À l’issue de cette réunion, il a été décidé que le CA du CTNO fusionnerait avec celui de la FFT; que le compte en banque du CTNO serait fermé et ses fonds transférés dans un compte de la FFT; que le contrat de M. Violette qui prenait fin au 31 décembre 2009 ne serait pas renouvelé, et finalement; que le directeur du Collège n’ait plus accès à son bureau, à son ordinateur et à ses fichiers dès le 3 décembre au matin.

 

Mesures préventives

Donald Violette explique les faits survenus le jeudi matin. « J’arrive au bureau, mon bureau est fermé! Voyons? J’ai pas les clés de mon bureau? Non, on venait de changer la serrure. Léo-Paul me convoque dans son bureau en présence (d’un témoin) et me remet une lettre. On me dit : Tu ramasses tes affaires — mon ordinateur est barré, je n’ai plus de mot de passe, je ne peux plus rentrer dans mes courriels, rien! ». À ce moment-là, Donald Violette se sent comme un criminel, un escroc qui aurait volé. Il demande des explications et n’obtient qu’une référence à la lettre qu’il tient dans ses mains mentionnant que les deux CA « ont jugé que le niveau d’attentes en regard des exigences élevées d’un tel poste leur imposait d’examiner d’autres candidatures ». Il doit prendre ses vacances qui lui sont dues et quitter la Maison bleue. Il est bien stipulé, sur cette lettre, que sa candidature ne serait pas retenue au poste de directeur général du Collège des TNO.

D’après le directeur général de la FFT, et donc le directeur du personnel de ce tout jeune établissement d’éducation postsecondaire en français aux TNO, les mesures qui ont été prises le 3 décembre étaient destinées à protéger les actifs du Collège. « C’est plutôt courant (cela a déjà été fait ici), et dans le cadre de plein d’autres entreprises. Quand tu remercies quelqu’un, tu protèges tes actifs », explique Léo-Paul Provencher. Selon lui, les employeurs qui ne font pas cela peuvent s’exposer à des difficultés, car ce n’est pas une bonne nouvelle d’annoncer le non-renouvellement d’un contrat à quelqu’un, surtout pour un poste qu’il convoite. En tant que directeur, il dit ne pas connaître la réaction émotive qu’une personne peut avoir quand elle apprend ce genre de nouvelle. « Je ne dis pas qu’il (M. Violette) aurait eu ces intentions, je dis juste, objectivement, que j’ai pris les moyens pour ne pas avoir de préoccupations. »

 

Compétences

Pour décréditer l’hypothèse du manque de compétences justifiant le non-renouvellement de son contrat, Donald Violette fait état de ses accomplissements, entre autres les ententes de financement obtenues auprès de Patrimoine canadien et du gouvernement territorial, les ententes de services avec des établissements postsecondaires francophones au Canada et la tenue d’une activité d’information permettant à des finissants franco-ténois de s’inscrire à deux de ces établissements.

Le président de la FFT, Richard Létourneau, en tant que porte-parole du CA de la FFT, défend la décision du conseil en soulignant que Donald Violette n’a pas été renvoyé, mais qu’il a bel et bien terminé son contrat. Au lieu de lui verser un dédommagement pour les vacances accumulées, il a été résolu de lui donner ses congés payés. En entrevue, M. Létourneau a ajouté que « durant son contrat, les membres du CA ont eu l’occasion d’avoir certains questionnements par rapport aux résultats que (Donald Violette) a atteint ». « Le CA faisait face à une situation où il fallait embaucher une personne pour la direction du Collège, et il s’est avéré qu’en fonction de nos questionnements, et bien, il ne semblait pas indiqué que Donald Violette soit la personne appropriée pour devenir le nouveau directeur général du Collège », a continué Richard Létourneau.

Pourtant, Donald Violette y tient opiniâtrement! Il affirme n’avoir jamais reçu d’évaluation formelle et estime que plusieurs membres du CA de la FFT n’ont pu voter sa fin de contrat en connaissance de cause. Il évoque une influence évidente de Léo-Paul Provencher, directeur du personnel de l’établissement, et suppose que la seule raison de son congédiement repose sur un désaccord entre le DG de la FFT et lui portant sur l’utilisation des fonds dédiés au développement du Collège.

 

Autonomie

Depuis sa mise en place en juillet 2008, le Formacentre devenu le Collège des TNO est toujours resté sous la tutelle de la FFT, même quand celui-ci s’est incorporé en mai 2009. Depuis son entrée en fonction, M. Violette était un employé de la FFT, et c’est seulement depuis septembre 2009 que ses payes lui provenaient d’un compte attribué au Collège des TNO. Donald Violette soutient que le Collège tenait sa stabilité financière et s’approchait de la stabilité de sa gouvernance, qui sont les deux conditions statuées, il y a quatre ans, par la FFT, pour qu’un organisme puisse quitter la tutelle de la Fédération.

Après avoir joint, au mois de décembre, le CA du Collège à celui de la FFT et fermé le compte du Collège, la Fédération franco-ténoise maintient que le processus d’autonomie est toujours en déroulement pour le CTNO. D’après le président de la FFT, même si l’objectif est encore là, il était un peu prématuré d’avoir actuellement un conseil des gouverneurs pour le Collège. « La séparation CA CTNO et CA FFT a compliqué un peu les choses. Il n’était pas nécessaire d’avoir des membres différents sur les deux CA. […] Il n’y avait pas de nécessité d’avoir deux comptes de banque, et l’on a jugé que c’était simplement de la saine gestion que de fermer le compte du Collège en attendant », de justifier Richard Létourneau.

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Tous les commentaires (1)

Écrit par Anonyme, 12 février 2010, 15 h 43
DÉPART DU DIRECTEUR DU COLLÈGE : FIN DE CONTRAT OU CONGÉDIEMENT DÉGUISÉ? Plusieurs m’ont demandé pourquoi avoir quitté le Collège après tout le travail, pour lui donner une certaine crédibilité auprès de la communauté, des partenaires gou-vernementaux et d’autres établissements postsecondaires francophones à travers le Canada? Lisez ce qui suit et vous pourrez tirer vos propres conclusions. Des faits : Le 29 novembre, à Hay River, le CA du Collège (incluant Léo-Paul, le directeur général de la FFT) et moi avons tenu une réunion durant laquelle des décisions ont été prises, entre autres, la dette du Collège envers la FFT. Lors de cette rencontre, il a été décidé de tenir une réunion spéciale le 7 décembre pour discuter de mon contrat de travail avec le Collège et évidemment d’évaluer ma performance. Le 3 décembre, je ne peux pas entrer dans mon bureau, la serrure a été changée. Je suis convoqué au bureau de Léo-Paul, qui est accompagné de Dorice Pinet. Il m’annonce que les membres des CA de la FFT et du Collège ont tenu une rencontre extraordinaire le soir précédent et qu’unanimement, les deux CA avaient déci-dé la veille de ne pas renouveler mon contrat de travail, prétextant que je n’ai pas les compétences pour poursuivre le développement du CTNO. J’ai demandé des explications à Léo-Paul, qui a refusé. Des questions sans réponses : Pourquoi cette réunion extraordinaire secrète, pour mettre fin à mon contrat, sans même avoir eu la décence de me consulter ou de m’en informer? Particulière-ment quand une telle rencontre était déjà prévue pour le lundi suivant? Comment deux conseils d’administration, dont la moitié des membres sont nouveaux, donc pas au courant des dossiers, ont été en mesure de voter honnêtement afin de mettre fin à mon contrat? L’influence de Léo-Paul me semble évidente. Pourquoi, sans évaluation formelle écrite, sans discussion, sans aucun préavis, sans que le DG, Léo-Paul, ait au moins le respect de m’informer? Ce n’est certaine-ment pas une pratique de gestion des ressources humaines digne d’une organisation comme la FFT? Pourquoi Léo-Paul a-t-il jugé essentiel de me traiter comme un escroc en changeant la serrure de mon bureau, en me coupant l’accès à mon ordinateur et en m’obligeant de quitter la Maison bleue immédiatement en apportant mes effets personnels sans même prendre le temps de me demander de l’informer des dossiers en cours? Pour protéger les acquis du Collège et de la FFT, m’a-t-on répondu. Ou était-ce tout simplement pour m’empêcher d’avoir accès à des renseignements sensibles? Pourquoi a-t-il fermé le compte bancaire du Collège et transféré les sommes dans un compte de la FFT? Pourquoi mettre fin au contrat de son directeur qui : a) a établi des liens de confiance avec les partenaires gouvernementaux : Patrimoine canadien a appuyé le gouvernement territorial afin d’inclure le CTNO dans son financement pour les quatre prochaines années. Le gouvernement territorial a ajouté un 20 000 $ au budget de 180 000 $ alloué par Patrimoine canadien pour l’année en cours. Le ministère de l’Éducation, en plus de ce financement de base, était disposé à envisager un soutien financier additionnel afin d’embaucher une autre ressource. Le rapport final, déposé en juillet 2009, en lien avec l’entente 2008-2009 et la planification stratégique, a pourtant été approuvé par le directeur général de la FFT et le CA du Collège et accepté par les autorités du ministère de l’Éducation. b) a établi des liens d’affaires avec d’autres établissements postsecondaires à l’extérieur des TNO : Une activité d’information permettant à trois finissants francophones de s’inscrire dans deux établissements postsecondaires francophones. Des bases d’ententes de services avec plus de dix établissements postsecondaires francophones à travers le Canada. Un contrat de près de 70 000 $ pour la promotion des services du Consortium national de la formation en santé et l’évaluation des besoins de formation en français des professionnels de la santé. La seule réponse possible est liée au fait que j’étais en désaccord avec Léo-Paul Provencher à propos de l’utilisation des fonds dédiés au développement du Collè-ge. Vous serez aussi triste que moi de constater que les conseils d’administration de la Fédération franco-ténoise et du CTNO et son directeur général, Léo-Paul Provencher, ont été de mauvaise foi en procédant de façon hypocrite et cavalière dans ce processus de fin de contrat unilatéral. Donald Violette

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