Le Canadien de Montréal : Une équipe de mi-peloton?

14 novembre 2013
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Le club est à un match d’avoir atteint le quart de la saison. Voilà maintenant que le club joue à peine pour ,500 et végète près du 8e rang dans l’Est. Le problème majeur du club en ce moment, c’est son jeu offensif, qui en arrache. Ainsi, au cours des six derniers matchs, le club n’a compté que 12 buts et à trois occasions, n’en a compté qu’un seul dans le match.
Michel Therrien doit maintenant essayer de relancer l’attaque du club qui a été sa force en début de saison. Trouver la solution pour relancer l’attaque n’est pas simple. On peut lancer une coderrie* en disant de limoger David Desharnais, mais la soustraction n’ajoute rien à l’attaque. Therrien devra avoir recours à un ensemble de solutions pour y parvenir.
Après un départ canon, le jeune centre, Lars Eller, connait un passage à vide presque aussi difficile que celui de Desharnais. Le fait d’avoir été remisé au rôle de centre du troisième trio pendant que Galchenyuk s’essayait à sa position naturelle a eu des effets positifs... le match suivant, quand le trio a de nouveau été réuni. Ça a été la seule victoire de la dernière semaine, quand ce trio a compté trois buts.
Il faut aussi que l’entraineur persiste un peu plus longtemps dans ses expériences. Par exemple, Therrien a essayé de faire évoluer Galchenyuk au centre, pendant environ un match et demi. Je rêve au jour où ce jeune évoluera en permanence au centre, mais cela sera le résultat d’une décision en débutant une saison et après quelques matchs préparatoires en poche. Ce n’est pas le moment idéal quand le club en arrache et tente de se maintenir dans une position pour participer aux séries éliminatoires.
En ce moment, les unités spéciales fonctionnent très bien. Le club est au sixième rang pour sa performance en désavantage numérique et au troisième rang pour son jeu de puissance. Malheureusement, le club n’est que 13e dans la LNH pour son jeu à forces égales.
Le problème, c’est que son meilleur duo à forces égales (Pacioretty et Desharnais) ne fonctionne plus. Pacioretty a été sur la touche pendant neuf matchs et Desharnais a perdu toute sa confiance et ne produit presque rien sur la patinoire. Pas étonnant qu’il ait déjà été écarté de l’équipe à quelques reprises. Si Desharnais ne parvient pas à rebondir, le club aura de la difficulté à améliorer son sort.
On verra maintenant comment se comportera Daniel Brière au centre. Si Therrien veut fait cette expérience, il devra le faire pour plus qu’un match ou deux. Disons que l’expérience a été concluante au premier match, lorsque Brière a compté un premier but au centre Bell, le seul but du Canadien contre Tampa Bay (défaite en tir de barrage).
Si l’expérience est concluante, le sort de Desharnais sera scellé à Montréal : pas de place au centre pour lui. Malheureusement, sa piètre performance depuis le début de la saison ne le rend pas alléchant pour un club désireux de se renforcer au centre, surtout quand on soupèse son rendement par rapport à son contrat de quatre ans. On assistera peut-être à un échange contre un autre joueur qui ne performe pas bien, un peu comme l’échange de Cammalleri pour Bourque il y a deux ans.
Le problème du Canadien, c’est que les jeunes espoirs offensifs ne sont pas encore prêts à faire le saut et à venir prêter main-forte au club. Le club ne peut espérer de renfort de l’intérieur avant quelques années. Pour l’instant, Therrien ne peut faire que des permutations de joueurs et espérer un déclic chez les attaquants en léthargie.

* Mot créé pour refléter le genre de remarque du nouveau maire de Montréal en fusionnant le nom Coderre et connerie.