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Éducation, Francophonie

Nouvelle enseignante de français à Diamond Jenness : Une enseignante aux racines exotiques

Favori Impression ::  Une enseignante aux racines exotiques Édith Vachon-RaymondÉdith Vachon-Raymond
Paru le 04 novembre 2010
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Penny Philpotts est allée vivre quatre ans au Nunavut afin de redécouvrir ce que c'était « être une vraie canadienne ». Elle a plutôt appris les rudiments de l'inuktitut. (Photo : Édith V-R)
Penny Philpotts est allée vivre quatre ans au Nunavut afin de redécouvrir ce que c'était « être une vraie canadienne ». Elle a plutôt appris les rudiments de l'inuktitut. (Photo : Édith V-R)

Penny Philpotts est la nouvelle enseignante des cours de français à l’école secondaire anglophone, Diamond Jenness, à Hay River.


Chaque nouvelle personne qui arrive dans la collectivité de Hay River apporte à la petite ville ses propres couleurs. Dans le cas de Penny Philpotts, ces dernières sont particulières.

Originaire de Fredericton, au Nouveau-Brunswick, elle a grandi auprès d’un père travaillant pour l’Organisation des Nations Unies (ONU). Dès son plus jeune âge, Mme Philpotts a vécu en Afrique (au Kenya et en Ouganda), elle est retournée faire sa 1ère année dans sa ville natale avant de s’envoler vers l’Italie. Là-bas, elle a suivi un programme d’éducation internationale à l’American Oversea’s school of Rome jusqu’à la fin de son secondaire.

C’est d’ailleurs au sein de cet établissement que la dame a été initiée au français : « J’ai appris les classiques intellectuels français », Elle a joué des pièces de théâtre de Voltaire et de Jean-Paul Sartre. À la maison, elle avait un tuteur en français. « C’était un tuteur de Paris qui fumait sa pipe au tabac », se remémore-t-elle, partageant qu’encore aujourd’hui, elle pouvait revoir et sentir sa présence dans les tiroirs de son imagination. Si toute cette éducation lui a appris, entre autres, à faire preuve d’ouverture d’esprit face aux nouvelles cultures et aux différences, c’est dans un français un peu hésitant qu’elle s’exprime aujourd’hui. « Le français me vient bien, seulement, c’est très lent… ce qui est parfait pour mes élèves! », dit-elle en français. Mme Philpotts confie qu’elle aimerait beaucoup s’impliquer auprès de la francophonie afin d’améliorer sa conversation dans la langue de Molière, mais en un peu moins classique!

Détentrice d’un double baccalauréat en anglais et en théâtre, avec une mineure en français, Mme Philpotts explique qu’elle se prédestinait à devenir avocate… avant de tout abandonner. « Je voulais être actrice! », dit-elle avec un sourire, en expliquant que ses parents ont refusé de la laisser poursuivre des études en théâtre seulement. C’est ainsi qu’elle a complété son premier baccalauréat. Le milieu du théâtre ne lui a cependant pas permis de se sentir à son aise. « Je n’ai pas aimé travailler en théâtre », confie-t-elle. Ne sachant pas quoi faire, elle s’est inscrite au baccalauréat en enseignement. Mme Philpotts a ainsi appris qu’elle pouvait combiner sa passion (le théâtre) à l’enseignement. Depuis, elle a travaillé à Yellowknife, au Nunavut, à Calgary, en Nouvelle-Écosse et plus récemment à Penticton, en Colombie-Britannique. Pendant 13 ans, là-bas, elle a présenté une pièce de théâtre avec ses élèves. Aujourd’hui, à Diamond Jenness, c’est avec la technique AIM (Accelerated Integrated Method), une méthode qui associe des gestes à certains mots, qu’elle enseigne le français. « J’adore! », s’exclame l’enseignante qui croit, enfin, avoir trouvé une façon d’enseigner… théâtrale.

 

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