Éditorial : Une dynamique appréciée des paresseux

13 novembre 2014
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En lisant l’article de Francopresse sur les conseils scolaires, on remarque immédiatement qu’il y a un intérêt marginal des électeurs face aux instances scolaires. L’article notait le faible taux de participation aux élections scolaires ainsi que le fait que plusieurs commissaires sont élus par acclamation.
Peut-on cependant en tirer la conclusion que les parents ont peu d’intérêt pour la gestion scolaire?
Pas nécessairement.
D’une part, les élections conclues par l’acclamation des candidats ne constituent pas une désaffectation des parents. Dans nos petites communautés, plusieurs parents vont se parler préalablement pour éviter une élection ou de la discorde. Je l’ai vécu à quelques reprises à titre de président d’élection de la commission scolaire francophone des TNO. Je me souviens de coups de téléphone de parents désirant soumettre leur candidature pour un des postes de commissaires scolaires. Une des questions fréquentes concerne le nombre de candidatures déjà reçues, une information que je ne peux dévoiler. Je leur suggère toujours d’en parler à l’école et avec les autres parents afin de déterminer les candidats potentiels.
À au moins deux reprises, j’ai reçu une demande de retrait d’un candidat sous le prétexte qu’ils ne désiraient pas courir le risque de susciter la controverse en participant à des élections.
Il ne s’agit pas là d’un désintérêt, c’est plutôt un signe d’une grande cohésion entre les parents quant à la gestion des écoles.
Une citation de l’article démontre bien cette dynamique : « C’est seulement quand ça va mal que le parent s’adresse au conseil scolaire. » Et quand ça va bien, comme ici, les parents s’en parlent au préalable et on obtient le nombre exact de candidats et de candidates pour les élections.
Il y a un côté de moi, le côté paresseux, qui se réjouit de la bonne dynamique de notre conseil scolaire francophone.