Fonte des glaces de la rivière à Hay River : Une débâcle silencieuse

29 avril 2010
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BV La débâcle n’aura pas suscité de grands émois à Hay River, cette année. Quelques curieux se sont amassés le long des berges de la rivière aux Foins tout au long du phénomène, mais 2010 sera certainement vite oublié. (Crédit photo : Édith V-R)

BV La débâcle n’aura pas suscité de grands émois à Hay River, cette année. Quelques curieux se sont amassés le long des berges de la rivière aux Foins tout au long du phénomène, mais 2010 sera certainement vite oublié. (Crédit photo : Édith V-R)

Par les années passées, la débâcle à Hay River aura causé bien des ennuis, cette année, non. Cette année, la débâcle, contrairement à l’année 2008 où elle avait fait beaucoup de dégâts, a été rapide et silencieuse.

 

Débutée samedi dernier, le 24 avril, la débâcle est arrivée rapidement, en plein milieu de la journée. En un rien de temps, la rivière s’est embrouillée de morceaux de glaces et les bancs ont paralysé toute la rivière. Le lendemain, le dimanche 25 avril, l’état d’urgence a été décrété par la ville, alors que les premières rues sur l’île Vale étaient inondées timidement. Les résidents devaient se tenir prêts à évacuer à tout moment.

Rencontré, mardi soir, Kevin Wallington, conseiller municipal responsable des communications concernant la débâcle, expliquait que la rivière était toujours bloquée, à ce moment-là. « Nous attendons toujours de voir si la rivière va déboucher du côté ouest ou du côté est », disait-il. Mercredi matin, la directrice du laboratoire de l’Université de l’Alberta, Mme Faye Hicks, qui étudie le phénomène depuis plusieurs années déjà, annonçait que la débâcle allait se terminer au courant de la journée. « Il a été bien heureux que les niveaux d’eau n’aient pas quelques centimètres de plus – l’eau et la glace étaient justes en haut, à droite, de la berge sur la réserve de Hay River », a partagé la directrice. L’année 2010 aura donc été calme du côté de la débâcle à Hay River, aucune évacuation n’a été faite, malgré de petites inondations mineures à certains endroits sur l’île.  Selon les hypothèses émises par le groupe de chercheurs albertains, la température douce du mois de mars aurait probablement eu un impact considérable sur la façon dont la débâcle s’est déroulée cette année. « 2010 est actuellement inférieur à la moyenne, en termes de neige à partir du 20 mars », écrit-on dans les rapports des chercheurs, disponibles sur le site de la ville de Hay River (http://www.hayriver.com). Cela aura eu pour conséquence de faire fondre la neige et lui aura permis de s’écouler plus facilement vers le lac.

L’équipe de Faye Hicks s’apprêtait donc, au moment d’écrire ses lignes, à quitter Hay River pour retourner dans ses bureaux à l’Université de l’Alberta. Mme Hicks invitait la population à consulter les graphiques et les rapports émis par son équipe sur le site de Hay River, ainsi que sur son site web : http://www.riverice.ualberta.ca/breakup/hayriver/pub/.