Festival de musique : Une autre édition prometteuse de Folk on the Rocks

18 juillet 2013
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Genticorum
Crédit photo: Catherine Aboumrad

Genticorum Crédit photo: Catherine Aboumrad

Du 18 au 21 juillet prochain, la ville de Yellowknife vibrera aux sons des nombreux spectacles présentés pendant le festival Folk on the Rocks.

 

La 33e édition du festival consacré à la musique s’annonce tout aussi intéressante que les précédentes. Rencontrée en plein moment de frénésie avant que les festivités ne débutent, Penny Ruvinski, la directrice générale de Folk on the Rocks donne ses impressions quant à la mouture 2013 : « C’est une belle liste remplie de gens vraiment talentueux. »

Nouveautés
Cette année, en première et pour le « bien » de tous sur le site du festival, les commerçants seront branchés sur du 220, ce qu’on attendait depuis longtemps. Madame Ruvinski se dit excitée de ce nouvel élément qui est ignoré de la population, mais qui sera apprécié. « Il n’y aura pas de génératrices sur le site, le site sera plus propre et il y aura moins de bruit. »

Une autre chose que les gens remarqueront sera le nouvel emménagement de la brasserie en plein air, qui offrira plus d’espace pour se procurer de l’alcool, diminuant ainsi le temps d’attente.

Choix des groupes
Les groupes et artistes qui presteront pendant la fin de semaine ont été choisis par un comité de jury créé à cet effet. « C’est un long processus qui s’étend du mois d’octobre au mois de mars et nous nous rencontrons une fois chaque semaine. » Madame Ruvinski mentionne que malheureusement, sur toutes les propositions, ils n’en retiennent que 25 à 30.
Pour certains artistes, comme Digawolf et de nombreux autres, il ne s’agira pas de leur première performance sur les planches des différentes scènes du festival.
Lors du 33e anniversaire de Folk ont the Rocks, les invités proviendront de la Colombie-Britannique, de l’Alberta, du Manitoba, de l’Ontario et du Québec.
Madame Ruvinski tient à insister sur le nombre d’heures de préparation et d’organisation mise sur Folk on the Rocks qui au total, s’élève à plus de 10 000.

Quoi ne pas rater?
« Ne manquez aucun des spectacles présentés », répond la directrice générale à cette question. Elle souligne la large variété de musique présentée.
Madame Ruvinski atteste que la population doit être de la fête dès le début du festival, soit le jeudi 18 juillet avec un concert gratuit à midi au parc Somba K’e. Et c’est sans oublier le vendredi soir qui sera une soirée nommée « warm the rocks » et proposera des spectacles au bar le Top Knight.
Encore une fois, il y aura des activités et spectacles pour les enfants.

Groupe francophone

Genticorum est le seul groupe francophone qui animera la foule. Leur venue est rendue possible grâce à un partenariat avec l’Association franco-culturelle. Penny Ruvinski se réjouit de leur passage au lac Long : « Ils sont de bons musiciens […], les gens tomberont en amour avec eux. »

Et il y a à parier que Genticorum pourrait très bien tomber sous le charme des gens de la région. En entrevue avec L’Aquilon, Alexandre de Grosdbois-Garand (voix, flûte traversière, violon et guitare basse), membre de Genticorum, confie que cela fait plusieurs années que le groupe de musique traditionnelle québécoise veut jouer à FOTR. « On voulait y jouer depuis 2002-2003! », raconte-t-il. Une attente de plus de dix ans qui se concrétisera (enfin!) en fin de semaine.
Il faut dire que le groupe musical a l’habitude des contrées nordiques. Ils ont joué au Yukon et au Nunavut, il ne manquait que les Territoires du Nord-Ouest! « En général, toutefois, on joue devant un public qui n’est pas francophone », partage Alexandre. « Moins de 10 pour cent de nos spectacles sont au Québec! ». Pourtant, il fait remarquer que la Bottine souriante, un autre groupe de musique traditionnelle, est de loin le groupe ayant connu le plus de succès au Québec. « Ce sont des vagues », explique-t-il.
Pour la représentation à Yellowknife, les spectateurs pourront s’attendre à danser, à chanter et à participer avec les musiciens. « On offre beaucoup de morceaux énergiques! », assure le musicien, qui précise toutefois avoir quelques pièces musicales suscitant davantage d’introspection. « Nous jouons sur la ligne entre le traditionnel et le moderne, mais nous sommes définitivement traditionnels. »