Financement : Une amélioration tangible

19 juin 2014
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Jean de Dieu Tuyishime (Archives L'Aquilon)

Jean de Dieu Tuyishime (Archives L'Aquilon)

L'attraction et la rétention du personnel de santé dans le Nord sont des défis immenses.
 

C'est avec soulagement que le directeur général de la Fédération franco-ténoise (FFT), Jean de Dieu Tuyishime, a accueilli la nouvelle de l'augmentation du budget de Société Santé en français pour la période 2014-2018. Aux Territoires du Nord-Ouest, ce budget passe de 80 000 $ par an à 130 000 $ par an pour les quatre prochaines années. « C'est définitivement mieux, a déclaré le DG de la FFT, qui occupait jusqu'à tout récemment le poste de coordonnateur du Réseau TNO Santé en français. Ça nous donne une base d'opérations solide. Et nous pouvons essayer d'aller chercher des sommes additionnelles ailleurs, par exemple pour lutter contre la toxicomanie. »
Le 30 mai dernier, le ministre d'Affaires autochtones et de Développement du Nord Canada, Bernard Valcourt, au nom de la ministre de la Santé Rona Ambrose, annonçait l'octroi de 112,9 M $ pour financer 14 projets améliorant l'accès à des services de santé pour les communautés anglophones du Québec et les communautés francophones à l'extérieur du Québec. Ce financement s'inscrit dans le cadre de la Feuille de route pour les langues officielles du Canada 2013-2018 : éducation, immigration, communautés. De l'octroi global, 23,3 M $ sont destinés à appuyer les 16 réseaux canadiens membres de Société Santé en français dans les quatre prochaines années.

Quatre axes
Aux Territoires du Nord-Ouest, d'expliquer Jean de Dieu Tuyishime, le financement de la Société Santé en français sera utilisé dans le développement de quatre axes principaux. « Le premier, explique-t-il, c'est le réseautage, qui est le pilier de toute organisation de la santé. On sait qu'aujourd'hui, la santé ne se limite plus au gouvernement. Il faut compter avec les professionnels de la santé, les décideurs, les institutions de formations et les politiciens, ce qu'on appelle le pentagramme de la santé. En second plan, nous voulons travailler à l'amélioration de la prestation de services, en particulier les services en santé mentale et l'offre active en français. »
À ces axes s'ajoutent l'organisation de services et la promotion de la santé. Jean de Dieu Tuyishime souligne qu'il est essentiel aux Territoires du Nord-Ouest de former, recruter, valoriser... et retenir le personnel. Les défis de la santé dit-il, sont grands en général; dans le Nord, ils sont immenses. Amener en région éloignée du personnel bilingue est un défi. « Nous allons beaucoup travailler avec les stagiaires. Ils ont tendance à revenir lorsqu'au-delà du travail, ils sont bien accueillis, qu'on leur offre une bonne qualité de vie. Il faut vraiment trouver une façon de les valoriser, par exemple en les identifiant avec une épinglette, en les présentant dans le journal. »
Au moment d'écrire ces lignes, Nicolas Méreau occupait le poste de coordonnateur du Réseau TNO Santé en français par intérim. Début juillet, l'employé permanent devrait être connu.