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Éducation, Francophonie

Le français à Fort Smith : Une Québécoise à la rescousse

Favori Impression :: Une Québécoise à la rescousse Édith Vachon-RaymondÉdith Vachon-Raymond
Paru le 22 octobre 2009
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Les deux femmes sont très heureuses d’avoir la chance de travailler ensemble à développer la francophonie dans une atmosphère ouverte et chaleureuse. (Crédit: Édith V-R)
Les deux femmes sont très heureuses d’avoir la chance de travailler ensemble à développer la francophonie dans une atmosphère ouverte et chaleureuse. (Crédit: Édith V-R)

L’école Joseph Burr Tyrrell a accueilli une nouvelle enseignante francophone la semaine dernière. Une bonne nouvelle pour le volet francophone de l’école JBT qui avait besoin de renfort pour répondre à son expansion fulgurante.

 

Les classes de français langue seconde seront dorénavant dirigées par Hélène Moïse, une Québécoise détenant une solide expérience en enseignement de la langue française dans un milieu francophone minoritaire. Mme Moïse, âgée de 28 ans, arrive de la Colombie-Britannique où elle a passé près des dix dernières années à évoluer auprès de la francophonie.

En plus de son baccalauréat en enseignement avec une concentration française, réalisé à l’université Simon Fraser, Hélène Moïse a complété une maîtrise en education, concentration Langues et Litteraties pour
l'enseignement des langues secondes, à l’Université de la Colombie-Britannique. La jeune femme s'est aussi penché sur l'enseignement du développement durable. Elle a opté pour les Territoires du Nord-Ouest afin d’en apprendre davantage sur la culture autochtone et trouver un moyen de l’incorporer à sa vision environnementale de l’enseignement. Elle souhaite sensibiliser ses élèves au développement durable et leur faire connaître une parcelle de la culture francophone. « Je veux leur faire écouter Mes Aïeux, Les Cowboys Fringants, je veux qu’ils soient en mesure de chanter au moins une de leurs chansons à la fin de l’année », affirme-t-elle. Habituée au travail d’équipe, elle souhaite se joindre à l’enseignante de l’immersion française, Marla Mateus.

Conjointement, elles développeront des activités ciblées et elles mettront en place des activités interdisciplinaires basées sur le programme d’études sociales pour l’environnement prévu par le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest. Elles utiliseront aussi un programme sur l’eau, conçu par les Dénés, pour sensibiliser les jeunes à leur environnement. « On met un peu de nous deux dans le projet, Hélène s’occupe du volet environnemental alors que moi je mise sur les arts pour présenter nos projets », explique Mme Mateus. Les deux femmes monteront une pièce de théâtre avec les enfants de tous les niveaux, elles la présenteront ensuite aux parents sous la forme d’un café-théâtre. « On divisera la classe d’immersion [de la maternelle à la 2e année] et celle des sixièmes d’Hélène », poursuit Marla Mateus. Dix élèves de chaque classe se réuniront durant deux périodes de 45 minutes chaque semaine, ils se partageront leurs connaissances de la langue française en bâtissant des projets artistiques, sociaux et environnementaux. Par exemple, une période peut être consacrée à l’apprentissage d’une chanson alors qu’une autre peut être dédiée à la pièce de théâtre, et ainsi de suite. « Les élèves des classes de français langue seconde ne connaissent pas les gestes de la méthode AIM [Accelerated Integrated Method] alors que ceux de l’immersion française, oui », raconte Mme Mateus. Grâce à ce nouveau partenariat avec les classes d’immersion, il sera beaucoup plus facile pour Hélène Moïse d’apprendre la méthode AIM avec ses étudiants.

La semaine dernière, les étudiants de la langue française, de tous les degrés scolaires, sauf la maternelle, ont aussi débuté une correspondance avec d’autres élèves en immersion francophone, à l’école Trafalgar, située à Vancouver. Il s’agit de l’endroit où travaillait Mme Moïse avant son arrivée aux TNO. Ensemble, les enfants s’écrieront des lettres et partageront leurs connaissances, passes-temps et autres petites choses de leur vie quotidienne.

Le directeur de l’école Joseph Burr Tyrrell, Craig Walsh, est très positif face à toutes ces nouveautés. « Il nous a donné son accord total pour ces projets qu’ils trouvent extraordinaires! », confie Marla Mateus, très emballée par tout cela. L’homme suit de très près tout ce qui se fait auprès des petits étudiants francophones ou francophiles.

Une autre très bonne nouvelle pour l’immersion francophone à Fort Smith!

(Révisé le 5 novembre 2009)

 

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