Sport : Un vrai travail d’équipe

03 mars 2011
0 Commentaire(s)
« OMNIKIN noirs ! » crie Lauren Seabrook avant de frapper le ballon de KIN-BALL. (Photo: Maxence Jaillet)

« OMNIKIN noirs ! » crie Lauren Seabrook avant de frapper le ballon de KIN-BALL. (Photo: Maxence Jaillet)

Plusieurs éducateurs et des jeunes joueurs deviennent des pros du gros ballon léger.

 

Le Kin-Ball est déjà connu à Yellowknife et c’est un sport qui pourrait bien prendre de l’ampleur dans la capitale, grâce à un atelier de deux jours qui a aidé une vingtaine de joueurs à s’améliorer et leur a permis de recevoir une formation d’arbitre. Ce sont les représentants de six écoles de Yellowknife qui se sont réunis dans le gymnase de l’école J. H. Sissons durant les deux premiers jours du mois de mars. La formation assurée par Philip Drouin, de la Fédération de Kin-Ball du Canada, a permis à tous ces joueurs d’acquérir de nouvelles habiletés de jeu, de mieux cerner les règles et surtout, de mieux comprendre le déroulement d’une partie de Kin-Ball.

« C’est un sport unique, assurent trois élèves de 5e année à J. H. Sissons. C’est le seul sport que l’on connaît qui nécessite trois équipes. Et au sein de ton équipe de quatre, c’est un vrai travail d’équipe. » Niva Stephenson, Lauren Seabrook et Grace Clark ont déjà joué au Kin-Ball l’an passé, dans le cadre de leur cours d’éducation physique, mais elles expliquent que cette formation leur plaît beaucoup, car elles s’imaginent être capables de montrer comment jouer à d’autres jeunes dans les prochaines années. « C’est un sport amusant et le ballon pèse moins qu’un ballon de soccer », conviennent-elles.

Stephane Sévigny, l’enseignant qui est derrière l’organisation de cette formation, assure que le but de l’atelier était vraiment de former des intervenants. « J’aimerais qu’ils enseignent [ce sport] dans leurs écoles, et que nous puissions mettre en place un nouveau tournoi sportif à Yellowknife », présente M. Sévigny, qui souligne l’apport financier du ministère des Affaires municipales et communautaires pour le déroulement de cette activité.

Philip Drouin évolue dans la ligue élite de Kin-Ball du Québec et pour lui, ce sport, qui a été inventé au Québec en 1987, est en expansion alors qu’il est pratiqué actuellement dans une vingtaine de pays. « C’est un jeu intelligent. Il faut penser à plusieurs sphères du jeu en même temps : où se placer en défense et regarder le pointage, car tu ne peux pas attaquer directement une équipe trop dominée. Il faut aussi savoir où sont tes partenaires : c’est un jeu coopératif. » « C’est vraiment un sport sur trois dimensions, ajoute Stéphane Sévigny, ce n’est pas comme au hockey où tu es simplement concentré à battre une autre équipe et tu fonces. »

M. Drouin témoigne que c’est le positionnement en carré en défense qui est peut-être le plus difficile à mettre en pratique pour les nouveaux joueurs. « Comme formateur, je leur apprends qu’ils peuvent modifier les règles du jeu pour accentuer telle ou telle notion dans une pratique. Par exemple, pour faire réagir les joueurs un peu plus rapidement et accélérer le jeu, je peux réduire le temps de stabilisation du ballon par les trois partenaires à cinq secondes au lieu de dix. J’offre aussi des exercices variés pour travailler l’attaque ou la rapidité. »

Deux élèves de l’école Allain St-Cyr ont participé à ce cours pratique et repartiront comme chaque école participante avec un ballon de Kin-Ball, une pompe à air électrique et trois lots de dossards. René O’Reilly et Austin Smith apprécient eux aussi que tout le monde doive être impliqué au cours du jeu de Kin-Ball. « Nous sommes là pour apprendre comment mieux jouer et pour arbitrer, on va ramener ces connaissances dans notre école », expliquent-ils.