Environnement : Un trou inégalé

14 avril 2011
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Une couche d’ozone qui ne cesse de diminuer en Arctique.


L’Organisation météorologique mondiale (OMM) a annoncé le 5 avril que la couche d’ozone qui surplombe l’Arctique avait a perdu environ 40 % de son épaisseur entre le début de l’hiver et la fin du mois de mars 2011. Cette destruction record au-dessus de l’Arctique serait le résultat des basses températures qui règnent dans la haute atmosphère et de la présence de substances nocives persistantes dans l’atmosphère terrestre. L’OMM a constaté cette réduction de la concentration d’ozone (O3) après les dernières mesures effectuées au-dessus du pôle Nord depuis des ballons sondes et des satellites. Dans la stratosphère (à environ 20 kilomètres d’altitude) autour du pôle Nord, on enregistre la plus forte diminution connue depuis le début des mesures de cette couche d’ozone dont le record de rétrécissement était précédemment de 30 %.

En Antarctique, la diminution de la couche d’ozone est un phénomène récurrent en hiver et au printemps, mais la destruction de la couche d’ozone en Arctique varie chaque année en fonction des conditions météorologiques. L’OMM avance que l’événement de 2011 est dû aux températures hivernales en régions arctiques qui ont été les plus faibles depuis 18 ans. Le Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme explique qu’au dessous de -78 °C, des nuages se forment dans la stratosphère et que c’est dans cet environnement que se produisent des réactions chimiques qui transforment certaines molécules chlorées en agents destructeurs d’ozone, lesquels agissent sous l’effet du soleil. Ces agents sont les chlorofluorocarbures,  mieux connus sous leurs initiales de CFC, qui sont maintenant bannis de l’industrie depuis le Protocole de Montréal signé en 1987.

L’Organisation des Nations Unies mentionne que ce trou dans la couche d’ozone pourrait se déplacer vers de plus basse latitudes et exposer les organismes vivants à de plus forte radiation d’ultraviolets. Même si ces radiations augmentent les risques de cancer de la peau et peuvent dérégler le système immunitaire, l’OMM explique l’inclinaison de la terre en cette saison limite les rayonnements d’un soleil encore bien bas sur l’horizon arctique. La base scientifique canadienne Eureka fait partie des stations utilisées pour enregistrer les données de cette recherche.