Gérance environnementale : Un travail en constante progression

02 juillet 2009
0 Commentaire(s)

Le cadre de gérance environnementales des TNO reprend les anciennes couleurs de l’ÉGEC, le cadre de travail régional pour l’évaluation et la gestion des effets cumulatifs.

 Telle la dryade à feuilles entières, le cadre de gérance environnementale représente les Territoires du Nord-Ouest. Si l’une est l’emblème floral des TNO, l’autre est la nouvelle appellation d’un plan, l’ÉGEC, mis sur pied en 2000 par le ministère des Affaires indiennes et du Nord Canada (AINC) pour soutenir un développement économique responsable aux TNO dans le contexte d’une saine gérance environnementale. Ce cadre lorsqu’il est exposé en diagramme représente une fleur où les pétales d’administration, de vision et d’objectifs, de planification et des programmes environnementaux, d’évaluation et de réglementation s’imbriquent autours d’un carpelle représentant les vérifications et les rapports permettant aux décideurs de connaître les moyens d’améliorer les activités de développement et de protections environnementales.

L’approche de ce cadre est que tous les résidents des Territoires soient responsables par rapport à l’état des terres et des eaux de leur région. Chacun peut prendre soin de l’environnement, alors que les gouvernements, les organismes de réglementation, les collectivités, l’industrie et les administrations autochtones assument le leadership pour abreuver cette fleur qu’est le cadre de gérance environnementales des TNO. Le directeur de la branche environnement et ressources naturelles de l’AINC, David Linvingstone, assure que « tout le monde a une certaine interaction avec le cadre de gérance environnementale car chaque personne interagit avec l’environnement ». « Dans nos activités quotidiennes, notre travail, nous traitons tous avec l’environnement. Alors en tant qu’individu, nous sommes tous responsables de recycler, de ne pas gaspiller l’eau et de ne pas épandre des rejets toxiques ou de générer plus en plus d’ordure. On a tous un rôle indirect à jouer avec le cadre de gérance environnementale », insiste-t-il.

Dans la présentation de ce cadre, un lien est constamment maintenu entre le respect de la nature et la prospérité de l’économie des TNO. David Livingstone assure que c’est une approche nécessaire pour « établir une vision qui prend en compte le contexte propre au grand Nord ». Le but de ce plan étant de bâtir les fondations de la protection de l’environnement pour le succès d’un bon procédé de développement. Selon lui, c’est l’aménagement territorial qui permettra de dissiper beaucoup de nuages sur l’avancée des projets à travers le processus réglementaire. En effet, il est stipulé dans la loi sur la gestion des ressources de la vallée du Mackenzie (LGRVM), qu’aucun permis ou autorisation ne peut être délivré s’il est incompatible avec quelque plan d’aménagement territorial établi. Mais comme le rappelle une spécialiste de la gestion des seuils des répercussions cumulatives, Peggy Holroyd de l’Institut Pembina à Yellowknife, « un aménagement territorial n’a pas de poids s’il n’est pas légiféré ». « En Alberta, la province vient tout juste d’adopter une loi sur la gérance territoriale, qui va enfin responsabiliser les différentes parties qui s’engagent dans un aménagement territorial. C'est ce qui manque ici, le manque de loi et donc de conséquence », explique-t-elle confortant l’idée que c’est la mise en place des différents plans d’aménagement territorial qui demeure la priorité numéro un pour assurer l’épanouissement de ce cadre.